Peinture contemporaine

 

PEINTURE ABORIGENE        d'Australie et d'ailleurs


Partenaires et prochaines expos :
  LYON : Atelier de l''Encadreur du Parc, 38 rue Tête d'or, 69006, tel : 04 78 89 67 10
   NICE : Galerie Noor Arts, 2 rue Valperga, 06000, tel : 06 07 90 74 75 
LILLE : 157 bd de la liberté, 59800, du 11 au 20 octobre 2012
Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 09:35

1

"Bush medecine leaves"
Acrylique sur toile
60X60
vendu

















2
"Ceremonials grounds"
acrylique sur lin
60X60

vendu


























3

"Sand dunes country"
60X87
Acrylique sur toile
vendu














Les créations de Yilpi (acrylique sur toile) doivent-elles plus à l'influence du batik ou aux motifs traditionnels hérités du temps du Rêve ? Le merveilleux est que le hasard des ligatures ou du plissage de la soie propre au batik créent des cercles, des lignes, des vibrations assez proches des motifs des motifs de l'iconographie aborgène du désert. Comment s'étonner que cette technique amenée à Ernabella, puis à Utopia dans les années 70 ait connu un immense succès auprès des femmes de ces communautés?
Les unes et les autres accèdèrent rapidement à la peinture acrylique sur toile mais l'influence du batik devait leur donner, dans les motifs et les couleurs, une légèreté et une liberté auxquelles les autres communautés n'accèderont que progressivement.

  Cette créativité très affranchie devait faire le succès de la grande Emily Kame Kngwareye, qui s'est rendue célèbre par son batik puis par sa peinture.

Vous retrouverez chez Yilpi Marks, les "patterns" traditionnels réinterprétés :

- le cercle concentrique ( Tableau 1),

- le plan symbolique du territoire (Tableau 2),

- Les dunes de sables rectilignes caractèristique du désert (tableau 3),

chacun de ces tableaux étant constitué de milliers de feuilles de Yam, cette plante nutritive et médicinale honorée par les femmes du désert et symbole de fertilité.

 

 

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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /Mai /2008 10:39
"
 Bush tucker ", groupe/langage Pitjantjarra, 154x92   VENDU


Rowena est la fille de Kunbry et Charlie Peipei. Comme eux elle s'investit dans la communauté de Mutitjulu, située à 2kms au sud est d'Uluru (Ayers rock). Dans le temps du Rêve, ce site fut le lieu de confrontation des peuples serpents "Kunya" et "Liru", l'un des grands épisodes de la création d'Uluru. 
Rowena peint les histoires des femmes ancestrales des peuples « serpents Kunya » et aussi les épisodes de la collecte des nourritures de brousse.

  Le tableau ci-dessus,  parle de ce dernier aspect. Les U représentent les femmes cueillant ou préparant graines d'herbes, tomates sauvages, raisins sauvages, larves. Collecte et préparation font partie de la connaissance ancienne et du « Tjukurrpa » (le temps du Rêve») qui est communiquée aux jeunes femmes dans le temps de l'initiation.
Très colorée, chaude et riche de nombreux symboles de l'iconographie traditionnelle, cette toile exprime toute la générosité et la fécondité de ce "désert", véritable jardin d'Eden pour les peuples aborgènes.

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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /Mai /2008 10:10
































90x61 Acrylique sur toile
Groupe/langage Warlpiri  vendu

Ce motif très simple est appelé "Kurruwari". Il condense les éléments du Rêve wallaby : traces de l'animal totem autour d'un point focal, lieu sacré, site de cérémonie pour les hommes du clan. Les double lignes sont les "dreaming tracks" ou "song lines", c'est à dire les chemins du Rêve parcourus en chantant par les héros du temps du Rêve lors de la création du paysage. Les petites lignes horizontales rappellent les scarifications faites en situation d'initiation.
Ce type de motif est habituellement tracé sur le sol lors des cérémonies
.
Il est un concentré de sens qui relie son auteur à son clan clan, à sa terre, aux ancêtres, au héros Wallaby  et à la création toute entière. Il est à ce titre très chargé émotionnellement.
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 17:06

"Barramundi dreaming" de Madeleine Purdie
Pigments naturels sur lin
50x60 cms                                                                              Vendu




























Au fond de la vallée d'Argyle, les écailles du barramundi sacré deviennent diamants.
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Samedi 26 avril 2008 6 26 /04 /Avr /2008 11:10
"Foal creek Bedford"
 80x60
Par
Madigan Thomas
Pigments naturels sur lin



















Madigan raconte la vallée du miel sauvage qu'elle récoltait, enfant, avec sa soeur Shirley. Cet endroit fait partie du "Rêve miel". Un jour elles trouvèrent le plus grosse quantité (sugarbag) qu'elles aient jamais vue.
Le jaune est le miel, le noir la cire, le rouge la terre
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 09:29


Rowena Peipei
"Seven sisters"
acrylique sur lin
152x138
Groupe/ langage :
Pitjantjara
(Mutitjulu community)
























Le Rêve des sept soeurs raconte les voyages et les aventures de personnages féminins androgynes, symbole de fertilité et Grandes Ancêtres des peuples aborigènes. Poursuivies par le prédateur Nyru, homme sauvage car non initié, leur périple les amène à Uluru en territoire Pitjantajara, où, lasses d'être poursuivies, elles demandent aux Esprits d'être transformées en étoiles. Exaucées, elles deviendront la constellation des Pléiades. Nyru, quand a lui, sera transformé en étoile matinale donc solitaire, Orion, continuant sa vaine pousuite pour l'éternité.


Les sept soeurs font partie des grandes héroïnes androgynes dont les mythes traversent toutes les tribus du désert du centre et de l'ouest sous des formes différentes. Il y a les "Seven sisters" mais aussi les "Soeurs Wawilag" ou les "Mynma kutjara"(2 femmes). Selon l'ethnologue Lloyd D. Graham (« The nature and origins of the Tingari cycle » published on line (may 2002) at the AusAnthrop website, http://www.austAnthrop.net/resarch/article.php), cette unité pan aborigène montre qu'une forme embryonnaire archétypale a été un terrain fertile dans lequel les formes locales ont pris place. Ce symbolisme contiendrait des éléments centraux du culte Kunapipi, culte de la Grande Mère d'une partie de la terre d'Arnheim (Au nord de l'Australie).

Certains aspects du culte Kunapipi pourraient d'ailleurs être arrivés directement d'Asie pendant la période des « Macassars », pêcheurs indonésiens ayant fréquenté les côtes nord de l'Australie. Cela pourrait expliquer pourquoi les cérémonies Kunapipis ont des ressemblances avec les sectes tantriques indiennes, qui au 6ème siècle s'étendaient sur Java et Sumatra. Quoi qu'il en soit, le mythe se fond avec ceux pré existants en terre d'Arnheim et specialement celui des soeurs Wawilag. Puis des parties du culte Kunapipi s'échappent du nord de l'Australie et migrent vers le sud-ouest, entrant en Australie centrale via le Kimberley pour s'enraciner dans l'environnement du désert jusque chez les Pitjantjaras. et s'associer à un grand nombre de mythes subsidiaires.

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Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /Mars /2008 09:12

coll.JPG































Déborah Nangala MacDonald et
Maisie Campbell Napaljarri
"Mon pays"

Acrylique sur lin  (201 x 170 cms)

Deborah Nangala Mac Donald et Maisie Campbell Napaljarri se sont associées pour réaliser cette toile  de grande dimension, plan symbolique d'une part de territoire Pintupi de la communauté de Kintore, situé en Australie de l'ouest. Plusieurs lieux sacrés y sont évoqués, signalés par les cercles concentriques et reliés par les "chemins du Rêve", ces itinéraires parcourus par les ancêtres lors de la création du monde. Les nombreuses formes en U représentent les officiants.

Cette toile est analogue à  ce qui pourrait être peint sur le sol sur une vaste surface apprêtée pour donner une cérémonie. Dans ce cas, le travail est collectif et fait collaborer  les personnes liées par une même identité clanique.

Dans les revendications territoriales menées par les Aborigènes depuis les années 1970, de très grandes peintures sur toile ont souvent été réalisées par des collectifs, chacun peignant la part de territoire (sites et itinéraires) dont il était propriétaire ou gardien.
Le "Ngura canvas" (toile de mon pays), peinte en plein désert par la communauté de Fitzroy Crossing est la plus connue. Elle a contribué, après 12 ans de procédure, a la restitution de la terre ancestrale des Wamaljarris.

Cette pratique, qui montre l'organisation de la "propriété foncière" aborigène  a constitué, en des temps difficiles, une arme politique et juridique de première importance.
maisey-and-debra-2.jpeg





 Deborah Nangala Mac Donald au travail

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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 10:20

"Two Laws" de Rusty Peters, 
pigments naturels sur lin 
du Kimberley (Warmun / Turkey Creek) 
vendu

Rusty-copie-1.JPG




















Le "Two ways, two laws" (2 voies, 2 lois) est le compromis soufflé par les esprits ancestraux aux Aborigènes pour rendre supportable l'irruption dans leur monde de la société occidentale dominante et matérialiste. Rusty Peters en est l'un des interprètes. 

Il est actuellement l'un des peintres les plus agés de Turkey Creek/ Kununurra    De ce fait
, il porte, plus qu'un autre, la mémoire des exactions pérpétrées contre son peuple dans le Kimberley. Dans son itinéraire de peintre il a commencé, comme son maître Rover Thomas, par représenter les massacres impunis du Kimberley. Puis une nuit, en rêve, son grand père lui souffla un rituel de "pardon", qu'il appelle le "Water brain". Ce "water brain" sera son second thème de peinture. Apaisé, son troisième thème sera le "2 ways 2 laws" qui indique une acceptation de la loi des Blancs sans pour autant renoncer à la Loi des Ancêtres, bien le plus précieux des Aborigènes.

Cette peinture intitulée Two Laws en est un bel exemple. Métaphore du destin de 2 peuples désormais condamnés à vivre ensemble, elle évoque, de façon décalée comme toujours chez les Aborigènes, le mythe de 2 jeunes garçons élevés ensemble mais de clans différents. Leurs destins divergent mais leur amitié demeure.

Rusty.jpg Le visage façonné par les dures conditions du Kimberley et par la vie elle-même, Rusty fut longtemps stockman (cow-boy) comme beaucoup d'Aborigènes. Il ne commença à peindre sérieusement que vers l'âge de 60 ans en compagnie des plus grands : Freddie Timms et Paddy Bedford. Son humour froid et son style désinvolte sont légendaires

Rusty est né en 1935 dans le Kimberley, la région nord ouest de l'Autralie. Il grandit et devient stockman sur le territoire de la station d'élevage Springvale qui est le thème de plusieurs de ses peintures. Après la mort accidentelle de son père, il vient vivre à Turkey Creek (appelé aujourd'hui Warmun) où il est pris en main par les aînés Kidjas (son ethnie) comme tout jeune garçon doit l'être. Il travaille alors avec Hector Jandany, George Mung Mung, Jack Britten, ceux que l'on nommera bientôt "la première génération des artistes de l'Ocre", tous disparus aujourd'hui                                                                                        
(http://www.peintureaborigenedaustralie.com/article-13314976.html).

En 1989, il s'installe à Kununurra et assiste Rover Thomas l'initiateur du mouvement dit "de Turkey Creek"  
((http://www.peintureaborigenedaustralie.com/article-13292287.html).

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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 10:10

d-tail2.JPG

détail de "Cérémonie de femmes "
 

Ce symbole (forme en U centrale) réprésente en lui   même une officiante. A la fois Grande Ancêtre,  personnage mythique dont on actualise les actes, et femme de chair qui honore ainsi le site créé au Temps du Rêve. 

 

 

 

 

 

Le fait que le motif soit surligné plusieurs fois indique que le corps est peint, magnifié, pour accéder au sacré. L'effet cinétique est recherché et le motif  présentifie l'esprit de l'Ancêtre, met en contact avec l'espace-temps  du Rêve.

La répétition donne de la force, et ce simple signe, sur fond de tressage (symbole multivalent qui renvoie aux ceintures de cheveux portées rituellement et également au "tressage" d'une société basée sur la complémentarité et non sur la hièrarchie), est un signifiant qui emmène très loin le peintre mais aussi celui  dont le corps est peint et également celui qui regarde pour peu qu'il soit  instruit de l'appartenance clanique du peintre et du sens métaphorique des symboles.

Ici la partie représente le tout, c'est à dire le site sacré, l'itinéraire ancestral dont il fait partie, les Ancêtres qui l'ont chanté et créé, le clan auquel le peintre appartient, les espèces végétales ou animales qui portent le même nom clanique. Il est donc très fortement chargé émotionnellement.

Il y a chez les Aborigènes une  conscience innée de l'appartenance à une lignée évolutive qui  va de la matière cosmique  à l'être complexe que nous sommes.

Si j'osais, je dirais que les Aborigènes n'ont pas attendu Hubert Reeves pour savoir que nous sommes "Poussière d'étoile" ni Darwin pour ressentir que nous avons des ancêtres animaux.



Tjawina-Porter-Nampitjinpa---MPY003-4-x3-.jpg

"Cérémonie des femmes" de Tjawina Porter Nampinjimpa 
Langue / Groupe tribal : Ngaatjatjarra / Pintupi-Luritja

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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /Fév /2008 09:36

goanna.JPG "Uluru" de 
Kelly Taylor, acrylique sur lin, 32X54
vendu












Les Pitjantjaras sont les plus méridionaux des peuples du désert. Leur territoire immense, situé en Southern Australia,  s'étend de la  frontière avec le Territoire du Nord jusqu'à la plaine du Nullarbor. Il englobe les régions qui ont eu à pâtir des essais nucléaires anglais dans les années 50 (Maralinga et Woomera). Les nuages atomiques balayèrent alors le désert sans se soucier des tribus nomades qui y vivaient, beaucoup en moururent et, pire encore pour ce peuple si attaché à son territoire, des terres furent contaminées à jamais. Aujourd'hui encore, les Pitjantjaras  luttent pour la décontamination de leur territoire et contre l'implantation d'une poubelle nucléaire près de Woomera. Voyez leur site "Irati Wanti" ("dehors les sorciers" ): http://www.iratiwanti.org/home.php3

100_1224.JPG
Angelina Wonga, combattante depuis plus de 50 ans



Les Pitjantjaras sont nombreux dans la petite ville minière de Coober Pedy, où toute la région a été mise sens dessus dessous par la ruée vers l'opale. 

Leur territoire  englobe aussi les lieux sacrés les plus emblématiques d'Australie : ULURU (Ayers Rock) et KATA TJUTA (les monts Olga).

Moins abstraites que celles de leurs voisins Pintupis, les peintures pitjantjaras évoquent les mythes de la formation d'Uluru où s'affrontèrent en des combats titanesques le peuple  Serpent Kuniya (le serpent pacifique, qui prend soin de ses oeufs) et le peuple Serpent Woma (le serpent agressif et venimeux).
D'autres héros mythiques convergèrent vers ces lieux : Meta-Lungana , le lézard fainéant, les hommes Mala (kangourous),  Kulpunya l'esprit Dingo...
Tous ces grands Ancêtres du Temps du Rêve laissèrent des traces de leur passage, de leurs combats  et de leurs actions dans la roche de ces lieux mythiques. Chaque rocher est tout ou partie du corps pétrifié d'un héros du temps du rêve, chaque enfractuosité est la blessure qu'il reçut, chaque source est le sang ou le lait répandu de l'un ou l'une de ces personnages.
De nombreux et longs itinéraires mythiques passent par Uluru et les Kata Tjuta et ces lieux sont pour tous les Aborigènes, parmi les plus sacrés, aussi sont-il cruellement blessés de voir des milliers de touristes  les escalader sans états d'âme, plus préoccupés de l'exploit et de la photo souvenir que du respect de la spiritualité d'autrui. 
Si vous allez en Australie, n'escaladez pas Uluru, les Esprits Ancestraux vous en sauront gré.

2-serpents.JPG Kunya et Woma, de Millie Coulthard, acrylique sur lin, 110x60

Vendu
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Présentation

  • : Peinture aborigène d'Australie et d'ailleurs
  • Peinture aborigène d'Australie et d'ailleurs
  • : art Peinture artiste vente exposition Culture
  • : Fait connaître et vend la peinture contemporaine de peuples aborigènes d'Australie (Ecoles de Papunya Tula, de Warmun Turkey Creek, Utopia), et d'Inde (Adivasis Warlis). Organise des expositions ventes conférences dans différentes régions de France
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  • : 11/08/2007

Texte Libre

Vous pouvez  voir ces peintures lors des expositions que nous organisons dans différentes villes de France ou sur rendez-vous.  

Contact : 0609306845  wanampi.mp@orange.fr

Partenaires :

Dijon : Espace Christian Tiercin, 30 rue charrue ; Lyon   exposition permanente, l'Encadreur du Parc, 38 rue Tête d'or; Nice : Exposition permanente, Noor Arts, 2 rue Valperga, 0607937475; Strasbourg : Noor Arts,  tel : 0607937475 

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