Utopia : des femmes et des fleurs

Publié le par Wanampi

Le monde dans la graine...

On sait à quel point toutes les femmes aborigènes entretiennent avec le végétal une relation d'ordre spirituel. La collecte des plantes, activité économique (alimentaire et médicinale) mais aussi symbolique, participe de l'échange, entretient les réseaux de parenté, qui structurent l'univers aborigène et permet à chacune d'être en sécurité au sein du groupe.

Les rituels féminins d'Utopia, appelés Awelye, se font autour de la plante, souvent symbolisée par une en particulier, le yam, la plante femme, une variété d'ignames sauvages, (dont on sait d'ailleurs aujourd'hui qu'elle contient une phyto progestérone).

Aussi n'est-il pas étonnant que beaucoup de femmes peintres l'aient prise comme sujet.

A la manière aborigène, les œuvres sont des métonymies : une partie de la plante représente le tout. Le monde est dans la graine, mais tout autant dans la fleur ou la feuille. Les toiles, par agencement d'un détail répété à l'infini, expriment la croissance, l'énergie, le mouvement, la vie.

Abie Loy Kemarre, Margaret Scobie travaillent sur la fleur, Anna Price Petyarre, Barbara Weir, Kathleen Petyarre peignent la graine, Gloria Petyarre et sa sœur Jeannie peignent des jaillissement de feuilles... créations cosmiques qui invitent à la méditation.

Plusieurs de ces oeuvres seront exposées à Grenoble en novembre 2014

Utopia : des femmes et des fleurs
Utopia : des femmes et des fleurs
Utopia : des femmes et des fleurs
Utopia : des femmes et des fleurs
Utopia : des femmes et des fleurs
Utopia : des femmes et des fleurs

Publié dans ART D'AUSTRALIE

Commenter cet article

François Taunay 05/12/2014 18:39

Ces oeuvres seront-elles exposées à Paris ? Sont-elles à vendre ? Comment obtenir plus de détails : dimensions, prix ,... ? Merci.