A Genève en juin : Maîtres du désert, peintres aborigènes d'Australie

Publié le par Wanampi

EXPOSITION  HÉRITAGE GENÈVE,

25 rue du Perron

. Du mardi 5 juin au samedi 16 juin.

. Ouvert tous les jours (même dimanche) de 11h à 19h.

. Nocturnes les vendredis 8 et 15 juin jusqu’à 22h

. Visites commentées les samedis 9 et 16 juin à 17h  

+41 22 310 24 03 ou 33 6 09 30 68 45

L’art aborigène d’Australie est vieux de dizaines de milliers d’années, et pourtant il est d’un modernisme étonnant, retrouvant sur la toile, grâce aux matériaux occidentaux adoptés dans les années 70, les motifs, la puissance émotionnelle, souvent le minimalisme graphique des peintures rituelles, la variété de couleurs en plus, et une souplesse que ne permettait pas l’utilisation des terres de couleurs.  

Ci-dessous Tommy Watson Yanima Pikarli

Grâce à l’acrylique et à la toile de lin, le peintre rituel se fait artiste. Alors naissent des œuvres que n’auraient pas récusées les grands initiateurs de l’art contemporain occidental, cubisme, abstraction géométrique, ou encore, art cinétique.

Ci-dessous : Tingari ancestors par Walala Tjapaljarri 152x122 cm

La main des peintres aborigènes est guidée par le chant, lui même guidé par le mythe c’est à dire par la vitalité de leur spiritualité. Elle puise uniquement dans un grand réservoir mythique : le Tjukurpa, traduit en anglais par Dreaming, « Le rêvant », ou en français, le Temps du Rêve. Symboles, condensation, agencement de signifiants, forment des visuels forts, vibrants, parfois hypnotiques, qui contactent notre noyau émotionnel et parlent de l’énergie vitale, de la fécondité et du désir que perdure la Terre merveilleuse confiée aux Humains par les puissances célestes.

Ci-dessous : Water dreaming par Freddy West Tjakamarra 91x91 cm

Nous présentons à Genève soixante toiles d’Australie centrale, dont certaines de la main des premiers Maîtres, nés au désert, et aujourd’hui présents dans les grandes collections et musées nationaux : Clifford Possum Tjapaljarri, Ronnie Tjampijinpa, Tommy Watson, Gloria Petyarre, Don Tjungurrayi... Mais aussi de leurs héritiers : Abie Loy Kemarre, Jorna Newberry, Mantua Nangala, Carol Stevens, etc...

Ci-dessous : Bush medicine leaves, par Gloria Petyarre, 200x150 cm (détail)

Les visites commentées, prenant appui sur les oeuvres, aborderont les questions suivantes : Qu'est-ce que le « Dreaming » ? Comment se traduit-il dans la peinture ? Que représente l'acte de peindre ? Comment devient-on dépositaire des motifs sacrés ? Comment les peintures rituelles sont-elles devenues œuvres d’art ? leur authenticité en est-elle affectée ? Cet art survivra-t-il au modernisme ? Etc...

Ci-dessous : Walnampi kutjara (les deux serpents) par Witjiti George, 200x200 cm

Lecteurs de ce blog, abonnés ou non, si cet article vous a intéressé, n'hésitez pas à le faire suivre sur vos RS ou blogs, ou à des personnes intéressées par le sujet.                                         L'auteur vous en remercie.

Publié dans Programme d'EXPOSITION

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

FERRE odile 05/06/2018 18:23

Riche,coloré,varié;les Suisses ont beaucoup de chance : dommage qu'on soit loin géographiquement !