Les leçons du désastre.

Publié le par Wanampi

Chers abonnés, chers lecteurs,

Ces derniers jours, certains des pires feux de brousse jamais enregistrés ont continué à prendre de l'ampleur en Australie. Des milliers de maisons ont été détruites, des millions d'hectares de terre ont été brûlés et au moins vingt-quatre personnes ont perdu la vie.
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Mais, au milieu de la destruction et des pertes, des histoires pleines d'espoir ont émergé. En Nouvelles galles du Sud les terres d'une famille ont pu être sauvées grâce au « brûlage traditionnel ». Cette technique autochtone, basée sur un profond savoir local, utilise le brûlage contrôlé pour modérer les intenses feux de brousse et promouvoir la biodiversité. Elle a été fortement entravée par les envahisseurs européens, qui l'ont jugée « primitive ».  


Pourtant les écologistes ont beaucoup à apprendre des méthodes forestières autochtones et il est temps de commencer à les écouter. En Inde, après que les écologistes aient interdit le brûlage contrôlé dans l'État du Karnataka, les incendies de forêt ont augmenté de 350 % entre 2015 et 2017. Les Soliga avait prévenu que cette augmentation aurait pu être évitée si on avait permis à leur peuple de continuer à gérer la forêt.

Il existe de nombreuses preuves bien documentées illustrant que les peuples autochtones et tribaux ont façonné, entretenu et protégé leurs environnements pendant des milliers d'années. Il est temps de commencer à en tirer des enseignements – avant qu'il ne soit trop tard.

                                     Article paru dans Survival International le 13 janvier
 

Extrait de l'article Wikipedia "Aborigènes d'Australie"

Maîtrise des brûlis — Les premiers explorateurs furent étonnés, en découvrant le nouveau continent, de l'aspect des paysages, qu'ils comparaient souvent à un « parc à l'anglaise ». Les forêts impénétrables y étaient rares, et l'espace y était ouvert, structuré en une alternance de prairies, de bosquets, et de futaies dépourvues de sous-bois. Ils furent également frappés par la dextérité avec laquelle les indigènes utilisaient le feu pour entretenir ce paysage. Armés de leurs « fire-sticks » et aidés par une solide connaissance des conditions climatiques, du régime des vents et de la biologie des plantes, les Aborigènes pratiquaient en effet des brûlis raisonnés, selon un calendrier coordonné entre les tribus et organisés en vastes damier. Ceux-ci leur permettaient de contrôler la croissance des buissons, d'alimenter en cendre les végétaux dont ils se nourrissaient, de réveiller les graines de leur dormance et, plus généralement, d'organiser sur le long terme le paysage à leur guise. Les brûlis étaient également l'occasion d'encourager le gibier à se déplacer vers des espaces repérés par avance et d'en faciliter ainsi la chasse et la capture8

 

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