Samedi 10 mai 2008
6
10
/05
/2008
10:10
90x61 Acrylique sur toile
Groupe/langage Warlpiri vendu
Ce motif très simple est appelé "Kurruwari". Il condense les éléments du Rêve wallaby : traces de l'animal totem autour d'un point focal, lieu
sacré, site de cérémonie pour les hommes du clan. Les double lignes sont les "dreaming tracks" ou "song lines", c'est à dire les chemins du Rêve parcourus en chantant par les héros du temps du
Rêve lors de la création du paysage. Les petites lignes horizontales rappellent les scarifications faites en situation d'initiation.
Ce type de motif est habituellement tracé sur le sol lors des cérémonies. Il est un concentré de sens qui relie son auteur à son
clan clan, à sa terre, aux ancêtres, au héros Wallaby et à la création toute entière. Il est à ce titre très chargé émotionnellement.
Par Wanampi
0
-
Recommander
Mardi 6 mai 2008
2
06
/05
/2008
17:06
"Barramundi dreaming" de Madeleine Purdie
Pigments naturels sur lin
50x60
cms
Vendu
Au fond de la vallée d'Argyle, les écailles du barramundi sacré deviennent diamants.
Par Wanampi
0
-
Recommander
Samedi 26 avril 2008
6
26
/04
/2008
11:10
"Foal creek Bedford"
80x60
Par
Madigan Thomas
Pigments naturels sur lin
Madigan raconte la vallée du miel sauvage qu'elle récoltait, enfant, avec sa soeur Shirley. Cet endroit fait partie du "Rêve miel". Un jour elles trouvèrent le plus grosse quantité (sugarbag)
qu'elles aient jamais vue.
Le jaune est le miel, le noir la cire, le rouge la terre
Par Wanampi
0
-
Recommander
Mardi 1 avril 2008
2
01
/04
/2008
09:29
Rowena Peipei
"Seven sisters"
acrylique sur lin
152x138
Groupe/ langage :
Pitjantjara
(Mutitjulu community)
Le Rêve des sept soeurs raconte les voyages et les aventures de personnages féminins androgynes, symbole de fertilité et Grandes Ancêtres des peuples aborigènes. Poursuivies par le prédateur
Nyru, homme sauvage car non initié, leur périple les amène à Uluru en territoire Pitjantajara, où, lasses d'être poursuivies, elles demandent aux Esprits d'être transformées en étoiles.
Exaucées, elles deviendront la constellation des Pléiades. Nyru, quand a lui, sera transformé en étoile matinale donc solitaire, Orion, continuant sa vaine pousuite pour l'éternité.
Les sept soeurs font partie des grandes héroïnes androgynes dont les mythes traversent toutes les tribus du désert du centre et de l'ouest sous des formes différentes. Il y a les "Seven sisters"
mais aussi les "Soeurs Wawilag" ou les "Mynma kutjara"(2 femmes). Selon l'ethnologue Lloyd D. Graham (« The nature and origins of the Tingari cycle »
published on line (may 2002) at the AusAnthrop website, http://www.austAnthrop.net/resarch/article.php), cette unité pan
aborigène montre qu'une forme embryonnaire archétypale a été un terrain fertile dans lequel les formes locales ont pris place. Ce symbolisme contiendrait des éléments centraux du culte Kunapipi,
culte de la Grande Mère d'une partie de la terre d'Arnheim (Au nord de l'Australie).
Certains aspects du culte Kunapipi pourraient d'ailleurs être arrivés directement d'Asie
pendant la période des « Macassars », pêcheurs indonésiens ayant fréquenté les côtes nord de l'Australie. Cela pourrait expliquer pourquoi les cérémonies Kunapipis ont des ressemblances
avec les sectes tantriques indiennes, qui au 6ème siècle s'étendaient sur Java et Sumatra. Quoi qu'il en soit, le mythe se fond avec ceux pré existants en terre d'Arnheim et specialement celui
des soeurs Wawilag. Puis des parties du culte Kunapipi s'échappent du nord de l'Australie et migrent vers le sud-ouest, entrant en Australie centrale via le Kimberley pour s'enraciner dans
l'environnement du désert jusque chez les Pitjantjaras. et s'associer à un grand nombre de mythes
subsidiaires.
Par Wanampi
0
-
Recommander
Dimanche 23 mars 2008
7
23
/03
/2008
09:12
Déborah Nangala MacDonald et
Maisie Campbell Napaljarri
"Mon pays"
Acrylique sur lin (201 x 170 cms)
Deborah Nangala Mac Donald et Maisie Campbell Napaljarri se sont associées pour réaliser cette toile de grande dimension, plan
symbolique d'une part de territoire Pintupi de la communauté de Kintore, situé en Australie de l'ouest. Plusieurs lieux sacrés y sont évoqués, signalés par les cercles concentriques et
reliés par les "chemins du Rêve", ces itinéraires parcourus par les ancêtres lors de la création du monde. Les nombreuses formes en U représentent les officiants.
Cette toile est analogue à ce qui pourrait être peint sur le sol sur une vaste surface apprêtée pour donner une cérémonie. Dans ce cas, le travail est collectif et fait
collaborer les personnes liées par une même identité clanique.
Dans les revendications territoriales menées par les Aborigènes depuis les années 1970, de très grandes peintures sur toile ont souvent été réalisées par des collectifs, chacun peignant
la part de territoire (sites et itinéraires) dont il était propriétaire ou gardien.
Le "Ngura canvas" (toile de mon pays), peinte en plein désert par la communauté de Fitzroy Crossing est la plus connue. Elle a contribué, après 12 ans de procédure, a la restitution de
la terre ancestrale des Wamaljarris.
Cette pratique, qui montre l'organisation de la "propriété foncière" aborigène a constitué, en des temps difficiles, une arme politique et juridique de première importance.
Deborah Nangala Mac Donald au travail
Par Wanampi
0
-
Recommander
Jeudi 28 février 2008
4
28
/02
/2008
10:20
"Two Laws" de Rusty Peters,
pigments naturels sur lin
du Kimberley (Warmun / Turkey Creek) vendu
Le "Two ways, two laws" (2 voies, 2 lois) est le compromis soufflé par les esprits ancestraux aux Aborigènes pour rendre supportable l'irruption dans leur monde de la société occidentale
dominante et matérialiste. Rusty Peters en est l'un des interprètes.
Il est actuellement l'un des peintres les plus agés de Turkey Creek/ Kununurra De ce fait, il porte, plus qu'un autre, la mémoire des
exactions pérpétrées contre son peuple dans le Kimberley. Dans son itinéraire de peintre il a commencé, comme son maître Rover Thomas, par représenter les massacres impunis du Kimberley.
Puis une nuit, en rêve, son grand père lui souffla un rituel de "pardon", qu'il appelle le "Water brain". Ce "water brain" sera son second thème de peinture. Apaisé, son troisième thème sera le
"2 ways 2 laws" qui indique une acceptation de la loi des Blancs sans pour autant renoncer à la Loi des Ancêtres, bien le plus précieux des Aborigènes.
Cette peinture intitulée Two Laws en est un bel exemple. Métaphore du destin de 2 peuples désormais condamnés à vivre ensemble, elle évoque, de façon décalée comme
toujours chez les Aborigènes, le mythe de 2 jeunes garçons élevés ensemble mais de clans différents. Leurs destins divergent mais leur amitié demeure.
Le visage façonné par les dures conditions du
Kimberley et par la vie elle-même, Rusty fut longtemps stockman (cow-boy) comme beaucoup d'Aborigènes. Il ne commença à peindre sérieusement que vers l'âge de 60 ans en compagnie des plus grands
: Freddie Timms et Paddy Bedford. Son humour froid et son style désinvolte sont légendaires
Rusty est né en 1935 dans le Kimberley, la région nord ouest de l'Autralie. Il grandit et devient stockman sur le territoire de la station d'élevage Springvale qui
est le thème de plusieurs de ses peintures. Après la mort accidentelle de son père, il vient vivre à Turkey Creek (appelé aujourd'hui Warmun) où il est pris en main par les aînés Kidjas (son
ethnie) comme tout jeune garçon doit l'être. Il travaille alors avec Hector Jandany, George Mung Mung, Jack Britten, ceux que l'on nommera bientôt "la première génération des artistes de
l'Ochre", tous
disparus aujourd'hui
(http://www.peintureaborigenedaustralie.com/article-13314976.html).
En 1989, il s'installe à Kununurra et assiste Rover Thomas l'initiateur du mouvement dit "de Turkey Creek"
((http://www.peintureaborigenedaustralie.com/article-13292287.html).
Par Wanampi
1
-
Recommander
Jeudi 21 février 2008
4
21
/02
/2008
10:10
détail de "Cérémonie de femmes "
Ce symbole ( forme en U) en lui même réprésente une officiante. A la fois Grande Ancêtre, personnage mythique dont on actualise les actes, et femme de chair qui honore ainsi le
site créé au Temps du Rêve.
Le fait que le motif soit surligné plusieurs fois indique que le corps est peint, magnifié, pour accéder au sacré. L'effet cinétique est recherché et le motif présentifie l'esprit de
l'Ancêtre, met en contact avec l'espace-temps du Rêve.
La répétition donne de la force et ce simple signe, sur fond de tressage (symbole multivalent des ceintures de cheveux et de la complémentarité des composantes de la société), est une signifiant
qui emmène très loin le peintre mais aussi celui dont le corps est peint et également celui qui regarde pour peu qu'il soit instruit de l'appartenance clanique du peintre et
du sens métaphorique des symboles.
Ici la partie représente le tout, c'est à dire le site sacré, l'itinéraire ancestral dont il fait partie, les Ancêtres qui l'ont chanté et créé, le clan auquel le peintre appartient, les espèces
végétales ou animales qui portent le même nom clanique. Il est donc très fortement chargé émotionnellement.
Il y a chez les Aborigènes une conscience innée de l'appartenance à une lignée évolutive qui va de la matière cosmique à l'être complexe que nous sommes.
Si j'osais, je dirais que les Aborigènes n'ont pas attendu Hubert Reeves pour savoir que nous sommes "Poussière d'étoile" ni Darwin pour savoir que nous avons des ancêtres
animaux.
"Cérémonie des femmes" de Tjawina Porter Nampinjimpa
Langue / Groupe tribal : Ngaatjatjarra / Pintupi-Luritja
Par wanampi
0
-
Recommander
Samedi 16 février 2008
6
16
/02
/2008
09:36
"Uluru" de
Kelly Taylor, acrylique sur lin, 32X54
vendu
Les Pitjantjaras sont les plus méridionaux des peuples du désert. Leur territoire immense, situé en Southern Australia, s'étend de la frontière avec le Territoire du Nord jusqu'à
la plaine du Nullarbor. Il englobe les régions qui ont eu à pâtir des essais nucléaires anglais dans les années 50 (Maralinga et Woomera). Les nuages atomiques balayèrent alors le désert
sans se soucier des tribus nomades qui y vivaient, beaucoup en moururent et, pire encore pour ce peuple si attaché à son territoire, des terres furent contaminées à jamais. Aujourd'hui
encore, les Pitjantjaras luttent pour la décontamination de leur territoire et contre l'implantation d'une poubelle nucléaire près de Woomera. Voyez leur site "Irati Wanti"
("dehors les sorciers" ): http://www.iratiwanti.org/home.php3
Angelina Wonga, combattante depuis plus de 50 ans
Les Pitjantjaras sont nombreux dans la petite ville minière de Coober Pedy, où toute la région a été mise sens dessus dessous par la ruée vers l'opale.
Leur territoire englobe aussi les lieux sacrés les plus emblématiques d'Australie : ULURU (Ayers Rock) et KATA TJUTA (les monts Olga).
Moins abstraites que celles de leurs voisins Pintupis, les peintures pitjantjaras évoquent les mythes de la formation d'Uluru où s'affrontèrent en des combats titanesques le peuple Serpent
Kuniya (le serpent pacifique, qui prend soin de ses oeufs) et le peuple Serpent Woma (le serpent agressif et venimeux).
D'autres héros mythiques convergèrent vers ces lieux : Meta-Lungana , le lézard fainéant, les hommes Mala (kangourous), Kulpunya l'esprit Dingo...
Tous ces grands Ancêtres du Temps du Rêve laissèrent des traces de leur passage, de leurs combats et de leurs actions dans la roche de ces lieux mythiques. Chaque rocher est tout ou partie
du corps pétrifié d'un héros du temps du rêve, chaque enfractuosité est la blessure qu'il reçut, chaque source est le sang ou le lait répandu de l'un ou l'une de ces personnages.
De nombreux et longs itinéraires mythiques passent par Uluru et les Kata Tjuta et ces lieux sont pour tous les Aborigènes, parmi les plus sacrés, aussi sont-il cruellement blessés de voir
des milliers de touristes les escalader sans états d'âme, plus préoccupés de l'exploit et de la photo souvenir que du respect de la spiritualité d'autrui.
Si vous allez en Australie, n'escaladez pas Uluru, les Esprits Ancestraux vous en sauront gré.
Kunya et Woma, de Millie
Coulthard, acrylique sur lin, 110x60
Vendu
Par Wanampi
0
-
Recommander
Samedi 9 février 2008
6
09
/02
/2008
15:29
Cérémonies de femmes"
91 x 76 cm - Acrylique sur lin
Langue / Groupe tribal : Ngaatjatjarra / Pintupi-Luritja vendu
La peinture de Tjawina reflète la sérénité qui la caractérise. Toujours calme, toujours souriante, volontiers rieuse, elle peint avec une sens inné
de la paix et du charme, les "Dreamings" de son père et de sa mère qui concernent des lieux cérémoniaux, les ressources en eau et la
collecte des aliments de brousse.
Elle est la jeune soeur de Nyurrapaya Bennett Nampinjimpa et de Esther Giles Nampinjimpa. Toutes ont grandi dans le bush
et ont mené, dans leur jeunesse, la vie traditionnelle des chasseurs-cueilleurs. Après la mort de leur jeune frère, leur groupe décide de rejoindre Papunya, un centre de regroupement des
populations aborigènes, nouvellement créé dans le cadre de la politique dite "d'assimilation"
Aujourd'hui Tjawina vit à Kintore sur la terre ancestrale.
"Water dreaming" 152 x 46 cm
VENDU
Tjawina Porter nampinjimpa
peignant " Ngura Tjuta" (Ma terre)
Par Dingo
0
-
Recommander
Vendredi 1 février 2008
5
01
/02
/2008
17:56
Commencer sur du rouge pour l'énergie, pour la terre...
Poser les signes du sacré, les points d'eau du désert,
devenus lieux de culte, créés par Wanampi, le Grand Serpent Arc-en-ciel, ...
Dessiner une carte symbolique en suivant mentalement le voyage souterrain
de Wanampi et de l'eau...
Noyer son motif sous des points si serrés qu'ils
créent une texture épaisse et fibrante dont le relief prend la lumière...
Terminer par la palette d'ocres
des paysages du désert
"Wanampi" par nancy Gibson Napanangka
152 x 122
Langage / groupe tribal :
Warlpiri / Pintupi
Acrylique sur lin
VENDU
Nancy est née vers 1932 à la limite du désert Tanami. Elle a commencé à peindre pour Warlukurlangu Art, l'un des premiers art centers, dans les
années 1980.
Cette toile est très fidèle par son aspect aux sols peints pour les "inmas" (danses tribales associant chants et échanges de la connaissance sacrée des femmes), où l'on utilise une
palette d'ocres et des fibres végétales .
Par wanampi
1
-
Recommander