Peinture contemporaine
Linda Siddick, de son vrai nom Tjunkiya Wuluka Napaljarri est née
près du lac Mc Kay dans le désert Gibson. Elle est aujourd'hui, à 72 ans un personnage haut en couleur et un peintre renommé. Sa vie mouvementée illustre les soubressauts de cette
période charnière où les tribus du désert de l'ouest ont été percutées par l'occident, sédentarisées, déplacées et où les unions intercommunautaires se sont multipliées avec des
effets souvent heureux comme dans le cas de Linda.
Son père, Rintje Tjungurrayi était pitjantjarra et sa mère Wanda Nangala, pintupi. Rintje fut tué par un coup de lance dans un conflit
intertribal. Linda était alors un petite fille, elle fut élevée par son beau-père, Shorty Lungkata Tjungurrayi qui fut l'un des premiers peintres du mouvement contemporain dans les années 70.
La famille de Linda avait quitté le désert au milieu des années 40 et trouvé refuge dans une mission luthérienne à Haasts Bluff où Linda fut éduquée.
Elle se maria plusieurs fois. Son premier mari était un Aborigène, Tommy Wilpinta. Veuve de bonne heure, elle épousa Musty Siddick dont le père était l'un des chameliers amenés par les anglais
depuis le nord de l'Inde pour convoyer les denrées et matériaux à travers un désert si torride que les chevaux n'y survivaient pas. Linda gardera toujours son nom bien qu'elle se soit
remariée plusieurs fois par la suite. Elle est actuellement et depuis 25 ans l'épouse d'un ex dentiste, anglo-australien bon teint conquis par la vie du bush.
vendu
Tingari
122 x 102 réf 96
Linda apprit à peindre avec Shorty, son beau-père qui l'encouragea dans cette voie. Elle fut également guidée par Nosepeg Tjupurrula et Uta Uta Tjangala, deux figures légendaires du désert.
Linda développa très vite son propre style combinant sa connaissance tribale avec le christianisme, qui est, pour elle, une belle page ajoutée au grand livre du Temps du Rêve.
An début ds années 90 elle découvre le fim E.T. qui l'impressionne fortement. Elle le visionne plus de vingt fois et voit dans ce personnage un esprit ancestral venu du ciel qui, comme
les héros du temps du Rêve, et comme Jésus lui-même, visite la terre, interagit avec les humains, puis retourne dans le monde sacré.
Linda peint le mythe des voyageurs Tingari autour du lac Mckay, le Rêve émeu qui vient de son père et le Rêve serpent qui vient de sa mère, elle mêle les motifs mythologiques et les évènements
de la vie dans le désert.
Sa notoriété est grande en Australie, elle est présente dans tous les grands musées :
National gallery of Australia
Art gallery of South Australia
Museum and Art gallery of Nortrhern territory
Araluen Center
Art Gallery of New South Wales
Bernt museum of anthropology
Finalist in the Blake Prize, national award for religious art
Design du plafond du Star City Casino à Sydney
Walukuritje, 152 x 122
2 expositions se tiendont au mois de juin :
- Du 22 au 30 juin : 50 oeuvres seront exposées à la galerie du fuseau, 26/30 rue
pêcherie (heures d'ouverture : 11h/13h - 14h30/19h) avec conférence 'Divas du bush"
(entrée libre) le samedi 27 juin à 17h30
- Tout le mois de juin, présence permanente de 20
toiles à l'Espace Arc-en-ciel, 61 rue pêcherie
Contact infos : 06 09 30 68 45 ou 06 65 21 62 07
Nyurrapaya Bennett Nampijinpa
Punkilpirri
152x122
réf 98
Jean Nampinjinpa
Bush onion
122x94
réf 1146
L'art aborigène est le reflet de l'intense spiritualité de ce peuple. Confrontée à la culture occidentale dominante, la culture
aborigène mit en oeuvre toutes ses capacités d'intégration et d'adaptation. Les pigments naturels devinrent acrylique et la peinture sur sable, sur corps, sur paroi rocheuse, devint peinture sur
toile sans que ses auteurs n'y perdent leur âme.
Les Aborigènes ont choisi de dialoguer avec nous au travers ces objets auxquels ils attribuent une grande importance sociale et
religieuse. Ils ont appris à mesurer ce qui pouvait être véhiculé ainsi et ce qui devait rester secret.
Leur message est d'importance, il nous ouvre à une autre manière d'être au monde. Ces peintures ne sont pas de simples objets exotiques et, même si leur valeur
esthétique est indéniable, elles nous parlent d'abord de ce qui crée l'identité humaine : les liens à la terre, à nos groupes d'appartenance, au vivant, aux êtres mythiques, au
sacré.
C'est pourquoi, afin de replacer ces oeuvres dans leur contexte et dans leur objectif, deux rendez-vous de sensibilisation (conférences avec photos et d'extrait video) vous sont proposés
.
Seven sisters
et Two women
de
Martha Protty, artiste pitjantjara
Walka-board (gravure/ peinture sur bois)
Deux grands mythes ayant trait aux héroïnes du Temps du Rêve sont ici évoqués :
Dans la partie supérieure : Les 7 soeurs (les 7 cercles en bas) deviendront la constellation des Péiades pour échapper à l'ogre Nyru ( dont on peut voir la lance, le boomerang et le
bouclier) qui deviendra l'étoile Orion. Entre les deux les chiens dingos aidèrent les femmes à éloigner Nyru.
La partie du bas est consacrée aux deux soeurs qui traversent le désert, chantant et créant le paysage depuis la région de Darwin jusqu'à proximité d'Uluru.
Le film Samson et Delilah de l'Australien Warwick Thornton a obtenu la Caméra d'or du 62e Festival de Cannes, qui distingue un premier long métrage présenté dans les sélections officielles ou parallèles.
A travers l'histoire d'amour de 2 adolescents, le film décrit la sitiuation d'abandon et d'ostracisme dans laquelle se trouvent certaines communautés aborigènes.
Warwick Thornton, est d'origine Warlpiri, une éthnie du désert central, ainsi que les acteurs de ce film. Notons que le rôle de la grand mère est tenu par Mitjili Napanangka Gibson, une parente des peintres Nancy Gibson Napanangka et Paddy Lewis Tjapanangka, que nous présentons ici.
Rainbow Lorikeet brothers
122x101
Acrylique sur toile
Histoire de Gorondolmi et des deux frères Arc en ciel
Le pays était plat. Gorondolmi, le Grand Serpent Arc en Ciel s'étira et regarda autour de lui cherchant sa tribu. Il progressa à travers toute l'Australie du sud au nord et atteint le
cap York où il s'arrêta et fit surgir une grande montagne nommée Narallulgan. Il écouta le vent et entendit d'étranges langages.
"ceci n'est pas mon pays, les gens parlent une langue différente. Je dois chercher mon peuple"
Gorondolmi quitta Narallulgan et son grand corps creusa une gorge profonde où il s'engouffra. Il traversa tout le nord, et ses traces laissèrent des sources, des ruisseaux et des rivières.
Gorondolmi fit surgir deux nouvelles montagnes, l'une, Naradunga, était une longue bande de granit, l'autre avait des pics et 5 grottes, on l'appelait Minalinha.
Un jour Gorondolmi entendit chanter et dit " Ceux-là sont mon peuple, ils tiennent une grande Bora". Au site des Deux rivières, il trouva son peuple chantant et dansant. Il regarda longtemps puis
il s'approcha et fut accueilli.
Il enseigna aux hommes comment s'appréter et danser convenablement.
Une grande tempête approchait, alors les gens construisirent des abris. Deux jeunes gens, les "Bil-bil" ou "Rainbow lorikeet brothers" arrivèrent et cherchèrent un abri mais il n'y avait plus de
place. Ils demandèrent à leur grand-mère, la "Femme-Etoile" mais elle avait trop de chiens et ne pouvait les aider. La pluie devanit terrible et les garçons revinrent vers Gorondolmi. Il dit
alors : Très bien, approchez". Il courrurent s'abriter dans sa bouche et il les avala. Puis il fut chagriné en pensant à ce que les gens allaient dire en ne voyant plus les garçons. Il décida de
partir vers Borabunaru, la seule grande montagne naturelle du pays.
Le matin suivant les gens constatèrent que les deux garçons avaient disparu, ils virent les traces de Gorondolmi et surent qu'il les avaient avalés...
On peut voir tous les lacs et montagnes créés par Gorondolmi et après la pluie on peut voir son esprit dans le ciel sous forme d'un Arc en Ciel.
De toute façon ce sont les héritiers de traditions et de valeurs ancestrales qui ont forgé au fil des décennies une culture artistique qui a su trouver son expression au travers de la peinture ou de la danse, de la musique et de l'artisanat. Que chacun profite au mieux de cette rencontre avec les messagers d'un art à découvrir et participe aux conférences qui sont d'une qualité exceptionnelle.
Conférences
:samedis 9, 16 et 23 mai
à 17h00
Démonstration et initiation au didjeridu :
samedi 9 mai de 15h
à 17h
Heures d’ouvertures :10h30 à 13h00 et 15h00 à
19h00,
Lieu : Espace culturel - Entrée libre
Renseignements : Service Culturel Tél. : 04.93.49.13.65 Expo : 04.92.97.07.88 associations.theoule@wanadoo.fr
Vernissage :7 mai à
18h
(Pintupi, Kiwirkurra) vendu
Pintupi, Kiwirkurra)
Rowena Pei pei 123x73 (Pitjantajara)
Rowena Pei Pei 168x46
73x42 Marita Bennett
(Pitjantjara)
Toiles actuellement exposées à Cannes / Théoule-sur-mer
Ningura Napurrula peint
"WIRRULNGA", un
site associé à la naissance
Ningura Napurrula, née en 1938 au coeur du désert de l'ouest, n'a connu la société occidentale qu'à la fin des années 60. Avec son mari, Yala Yala Gibbs Tjungurrayi,
elle rejoignit le camp de sédentarisation de Papunya, là où allait naître quelques années plus tard, le mouvement de la peinture contemporaine du désert. Yala Yala fut un des fondateurs du
mouvement, Ningura à cette époque ne fit que l'assister. Tous deux, comme de nombreux Pintupis, quittèrent l'exil de Papunya en 1980 pour rejoindre leur territoire ancestral que la nouvelle
politique australienne venait de leur restituer. Là, la communauté Pintupi connut un regain de spiritualité et de créativité.
305x182 - Acrylique sur lin - référence 099
Ningura commença à peindre pour son propre compte en 1994 au cours d'un regroupement organisé par les femmes Pintupis les plus âgées. Là, isolées dans le bush, loin des hommes et du reste de la
communauté, elles donnèrent un ensemble important de cérémonies relatant les récits associés aux femmes mythiques du Temps du Rêve, les Kungas Runkalpas, leurs ancêtres. Elles réaffirmèrent ainsi
l'importance de la femme dans la culture aborigène. Ce rôle avait été sérieusement sous-estimé par les occidentaux qui, jugeant la spiritualité féminine accessoire, ne pensaient pas qu'elle
pouvait nourrir une créativité artistique à l'égal des hommes, conséquence de quoi, les matériaux avaient été fournis aux hommes et le marché naissant de la peinture ne s'intéressait qu'à eux.
Tout changea à cette époque, et c'est d'ailleurs là qu'eut lieu la première exposition de peinture féminine (Minyma tjukurpa).
Ningura se mit à travailler régulièrement créant des oeuvres fortes qui contribuèrent à revitaliser la peinture de la communauté touchée par la disparition progressive des membres du groupe fondateur.
Les compositions de Ningura sont
dynamiques, intrication de réserves et d'espaces remplis par pointillisme, les motifs ancestraux apparaissent sur un fond dense, monochrome, le plus souvent de ce rouge qui renvoie à la terre, à
l'énergie et au sang. Les thèmes sont ancrés dans les activités et rituels sacrés du « business women » et reflètent une vision plus douce, plus organique que la peinture masculine qui
les avait précédés.
152x122 Référence 102
vendu
Les activités des femmes du désert y sont évoquées : collecte de nourriture sauvage, danses, chants, maternité et renvoient tout à la fois aux grandes ancêtres qui les ont créées, signalées par
le symbole « wana » (bâton entouré de 2 U) et aux femmes qui les perpétuent aujourd'hui. Les grandes formes arrondies souvent présentes dans les toiles disent la fonction maternelle
mais aussi que la terre est toujours en gestation.
Ainsi les toiles de Ningura fusionnent-elles passé et présent nous reliant aux origines.
100x50 référence 7022 vendu
Ningura a été l'une 8 artistes aborigènes sélectionnés pour décorer les plafonds du Musée Branly. Cette aventure l'a propulsée au plus haut du marché de l'art
australien, notamment en France, révélant à sa suite d'autres artistes Pintupis tout aussi fascinants.Son record de vente est de 113.018 dollars australiens,
pour une oeuvre vendue aux enchères à Paris à l'époque de l'ouverture du Musée Branly.
152x122 Référence 101
152x152 référence 100
Tableaux pyrogravés et peints
Les walkas boards pitjantjaras racontent les héros mythiques du Temps du Rêve dont les itinéraires se rencontrent à Uluru, ainsi :
Liru, le serpent agressif, Kuniya, le serpent protecteur avec ou sans ses oeufs, Wanampi, le grand
serpent Arc-en-ciel, à l'origine de la vie et maître des eaux, les "water snakes" qui en émanent, mais aussi les goannas, les pérenties, et toujours les 7 soeurs poursuivies par l'ogre
Nyru.
NAATA NUNGURRAYI (33x36 cms)
"Marrapinti"
vendu
Vendu
Autre toile de Naata
Nungurrayi (2)
NYURRAPAYA BENNETT NAMPIJINPA (28x22 cms) "Punkilpirri"
Autres toiles de Nyurrapaya Bennett Nampinjinpa
Vous pouvez voir ces peintures lors des expositions que nous organisons dans différentes villes de France ou sur rendez-vous.
Contact : 0609306845 wanampi.mp@orange.fr
Partenaires :
Dijon : Espace Christian Tiercin, 30 rue charrue ; Lyon exposition permanente, l'Encadreur du Parc, 38 rue Tête d'or; Nice : Exposition permanente, Noor Arts, 2 rue Valperga, 0607937475; Strasbourg : Noor Arts, tel : 0607937475