Art d'Australie

Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /Jan /2008 09:13

maisie1-copie-1.JPG





























Kapi Tjukurrpa 
(la Création de l'eau)  VENDU
120 x 142



Les motifs complexes de Maisie reprennent d'une manière très stylisée les "patterns" qui célèbrent sa terre Ikuntji
 (Haast Bluff), et rendent grâce aux esprits ancestraux du jaillissement de l'eau dans le désert. 
On retrouve, bien sûr, le répertoire de signes utilisé par les peintres Pintupis : lignes parallèles des collines de sable, cercles concentriques des points d'eau et des lieux sacrés, demi cercles  des affleurements rocheux, officiants en forme de U, ceinture de cheveux .... 
L' agencement original et esthétique  de Maisie met en évidence l'émergence du sujet créateur et sa liberté,  dans une figure imposée authentiquement traditionnelle.

Maisie Campbell Napaljarri née en 1958, a rejoint Papunya en 1965 où elle a été scolarisée. Comme la plupart des Pintupis, elle a rejoint le territoire ancestral, Kintore, où elle vit.
 

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Womens' ceremony vendu

91 x 61

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Voir d'autres toiles de Maisie:  1, 2,

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Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /Jan /2008 11:33

Une étape sur l'itinéraire du "Rêve Pluie"
Pluie.JPG

 






















Les gravures sur roches sont les symboles actifs du « Temps du Rêve ». Pour le peuple Arrernte, leur signification est sacrée et peut être dangereuse pour les non initiés. C’est pourquoi seul le sens général est révélé ici : les orages et les pluies diluviennes qui s’abattent parfois ici permettent de remplir un petit bassin généralement à sec. Alors, une abondante nourriture apparaît : bananes du bush, yam, oranges sauvages, kangourous, dindes…

Lorsque les cérémonies sont bien menées et réussissent, c’est le temps de l’abondance.

Les pétroglyphes d’Ewaninga ( Napetika pour les Aborigènes) sont l’un des nombreux sites qui jalonnent le chemin du « Rêve Pluie » qui s’origine près d’Hermannsburg (Koperylia) à 122 kms de là, puis part en direction du nord ouest jusque dans le Queensland.

Il traverse le territoire de deux tribus : les Arrerntes et les Alyawarras qui, depuis des milliers d’années maintiennent les chants, les motifs et les cérémonies associées et à cet itinéraire initié par les Ancêtres au « Temps du Rêve » .

 Il s’agit d’un site masculin. Quand le peuple Arrernte le visite pour la chasse et la cueillette, les non initiés et les femmes campent à quelque distance des pétroglyphes. L’eau du petit lac est apportée au camp par les hommes initiés.

Les femmes Arrerntes ont leurs propres lieux sacrés où les restrictions s’appliquent aux hommes.

Cercles sacrés, serpents et empreinte d’émeu

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On peut voir des signes semblables sur les rochers peints et sur les peintures contemporaines des Aborigènes. Chaque signe peut contenir plusieurs sens en fonction du lieu, contexte, de l‘auteur, et du receveur. Le cercle concentrique, très commun, peut être un lieu cérémoniel, un camp, un trou d’eau sacré, un rassemblement… A un autre niveau il évoque un passage, un accès, entre le monde profane et le monde sacré qui nous entoure.

Ces gravures montrent leur âge. Depuis tant d’années les lichens noirs ont décoloré la roche et les lichens acides, combinés à l’eau de pluie ont creusé le grès. 

Ce site,  toujours actif et célébré, est autorisé par les actuels gardiens du Rêve Pluie"

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Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /Jan /2008 11:26

mitj-copie-1.JPG Ulwalki:
Watiya Tjuta
(des arbres)

155 x 97
vendu


















Mitjili a hérité du "Dreaming" paternel (la fabrication des flèches), elle représente donc le versant féminin de l'activité, à savoir l'arbre qui procure le bois des flèches. Elle célèbre ici Ulwalki, le lieu où poussent ces arbres.

Les plantes, qu'elles soient utilitaires, alimentaires ou médicinales sont l'une des prérogatives féminines. Elles en ont une grande connaissance et la haute main sur leur collecte, domaine interdit aux hommes.

On voit dans cette toile comment est traitée différemment le même "Rêve" selon que l'auteur en est un homme ou une femme. C'est là un belle illustration de la bi polarité des mondes féminin et masculin qui n'est jamais pensée en terme de prise de pouvoir d'un sexe sur l'autre ou d'exclusion, mais en terme d'une altérité nécessaire et complémentaire, il en va de l'équilibre de la société. C'est pourquoi les secrets et les prérogatives de l'un et l'autre sexe doivent être scrupuleusement respectés. 

Mitjili est la fille du célèbre Turkey Tolson, l'un des fondateurs du mouvement de Papunya Tula. Sa mère, Yjunkayi Napaljarri était, quand à elle, l'une des participantes au ‘Minyma Tjukurrpa Project’ ( Femmes du Rêve), travail collectif des peintres femmes les plus importantes de Kintore.

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Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /Jan /2008 11:18

ting-copie-1.JPG 133 x123
Marlène Mitchell (groupe/ langage : Ngaatjatjarra)

  vendu





















Le cycle mythique Tingari est l'un des plus importants du désert et le plus secret. Il n' est délivré aux novices qu' en fin d'initiation. Son évocation dans la peinture peut, pour cette raison, prendre un aspect labyrinthique, austère et totalement abstrait (http://www.peintureaborigenedaustralie.com/article-14241074.html). Il peut aussi, comme ici dans la peinture de Marlène Mitchell, évoquer les pérégrinations de ces héros voyageurs venus de la mer à travers le désert, reliant les points d'eau, vivants des aventures créatrices du paysage et donnant des cérémonies à chaque étape de leur voyage.Le motif prend alors l'allure d'un réseau de lieux sacrés ( les cercles concentriques) connectés par les "dreaming tracks" les traces du rëve.

Pour ce que les Aborigènes nous en laissent connaître, ces mythes mettent en scène de nombreux héros : hommes, femmes et novices, eux-même liés à d'autres grands cycles. Les mythes Tingari (ou Dingari), originaires du désert central, sont entrés en contact avec les myhes Wanjis du nord ouest, peuple ancestral lui aussi venu de la mer.

Ces Histoires fondatrices et secrètes seraient-elles le souvenir mythifié des dernières vagues de peuplement de l'Australie survenues il y a environ 6000 ans, peut-être réactivé par la visite des navigateurs Macassars sur les côtes Nord ouest ? ou même par l'adoption probable, au cours des siècles, de quelques survivants de naufrages de navires marchands de la Compagnie des Indes Orientales ? Quelle romantique hypothèse ! Mais rien n'est impossible car il faut savoir que la pensée aborigène excelle à porter au niveau mytho poètique les évènements historiques suceptibles de modifier l'organisation de leur société. Il s'agit d'un processus d'adaptation permettant  de fondre la réalité dans le mythe.

Ancestraliser pour intégrer, ancrer puis transmettre, bel exemple de gestion des traumatismes
dont nous pourrions nous inspirer.

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Samedi 22 décembre 2007 6 22 /12 /Déc /2007 11:09

nyanyu2.JPG



Water dreaming
 182 x 152



















L'eau fertlisante court sous le désert de l'Australie centrale tout comme Wanampi, le Grand Serpent Arc en ciel, maître des sources, des lacs et des rivières voyage sous la terre. Lorsqu'il émerge, l'eau jaillit et crée, dans ce paysage de feu, des lieux miraculeux, riches en fruits sauvages, racines, graines et gibier.

Dans ce tableau imposant (182 x 152), le regard se perd dans les friselis blancs qui  évoquent autant un ruissellement que les traces du serpent dans le sable, ils recouvrent, tout en le laissant transparaitre, un motif identique mais orangé, évocateur du désert d'ocre. Ces "designs" légèrement hypnotiques ne sont  interrompus que par les cercles concentriques, lieux sacrés.

Le "Dreaming" de Nanyuma, c'est à dire son répertoire de Rêves, de chants, de signes, rend hommage à l'esprit de l'eau en célébrant ces jaillissements merveilleux, points d'eau temporaires ou permanents, lieux de vie par essence sacrés, que les femmes, chargées de l'harmonie du monde sensible, se doivent d'honorer.
 
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Dimanche 16 décembre 2007 7 16 /12 /Déc /2007 09:57

kenny.JPG 152 x 91


VENDU








Regardez bien ce tableau de Kenny, vous y verrez les collines sableuses parallèles taillées par les vents, typiques du pays de Kiwirkura, vous y verrez une enfilade de points d'eau créée par le passage, dans les temps mythiques, du couple de Kuniyas (les serpents pythons) qui voyagèrent au sud ouest de Wiluna, vous y verrez les chemins tortueux des héros voyageurs Tingari, le grand cycle mythique où s'inscrit cette histoire, vous y retrouverez  les motifs tracés depuis toujours sur les boucliers et boomerangs cérémoniels et aussi sur  les objets sacrés appelés Tjuringa... Suivez des yeux ces lignes de points faits pour créer un état de conscience légèrement modifié qui vous rendra sensibles au Sacré... Un initié aborigène suivra ce chemin plus loin encore, en des contrées pour nous inaccessibles.
Le "Rêve" aborigène, tout comme le rêve de nos nuits, est un concentré de sens. Les peintres Pintupis, ancrés dans leur spiritualité n'en sont pas moins extrèmement libres dans leurs créations. Leur goût de l'abstrait, servi par les matériaux modernes, les mène parfois jusqu'à l'épure.


Kenny-3.JPG  Kenny Williams Tjampinjimpa est le fils de Naata Nungurrayi et le jeune frère de Ronnie Tjampinjimpa. Il est né en 1950 et sa famille a rejoint Papunya en 1963, amenée par l'une des patrouilles de la "Welfare company" (le service social chargé de regrouper les Aborigènes). 
Il vécut ensuite  à Balgo à la limite nord ouest du Grand Désert de Sable où il retrouva des membres de son clan (Pintupis) qui s'y étaient établis.

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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 15:46

Homme-appelant-son-chien.JPG

"Loomoogoo" par Deanne Peters - Ochres (pigments naturels) sur lin - 50 x 60  
 
vendu

 

 

 

 

 

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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /Déc /2007 10:48



       Ces toiles seront présentes dans les expos de Novembre 2009












 















Walala-jpeg.JPG









Tingari   VENDU
123x89






Walala était un adolescent lorsque son clan, le tout dernier (officiellement) à avoir mené la vie nomade de chasseurs-cueilleurs, a dû cesser de parcourir le grand désert Gibson que les Pintupis habitaient depuis 50 000 ans. C'était en 1984, autant dire hier.

A partir des années 60 les Pintupis furent chassés du paradis, la politique d'assimilation entreprise par les pouvoirs publics australiens travaillait à regrouper les tribus du désert et à les sédentariser.

Il est vrai que le paradis n'était plus ce qu'il était, la vie y était difficile car cette terre, qui les avait nourris pendant des millénaires, était devenue inhospitalière depuis que des animaux venus d'ailleurs : bovins, ovins, lapins, chevaux, chameaux... amenés par les éleveurs, déséquilibraient le fragile milieu désertique et polluaient les points d'eau. Les tribus decimées par une vie devenue trop dure, des maladies nouvelles, parfois chassées voire tuées par les éleveurs, erraient affamées. Sans doute était-ce sauver la vie de ces derniers nomades que de les amener à rejoindre leurs frères et cousins sédentarisés.

Le goupe des 9 eut une certaine chance, contrairement aux personnes déplacées dans les années 60 et 70 qui étaient regroupées loin de leur terre, il put résider sur le territoire ancestral que les Pintupis avaient obtenu de récupérer 3 ans plus tôt dans le cadre du Droit à la terre. Le goupe de Walala retrouva des parents qu'il n'avait pas vu depuis 25 ans.

Walala Tjapaljarri grandit donc à Kiwirrkura ainsi que ses 3 soeurs Yalti, Tjakaria and Yukultji et un frère, Thomas. Là, une renaissance de la spiritualité aborigène donnait lieu à une intense activité artistique. Walala côtoya Warlinpirrnga Tjapaljarri, à qui il était lié par son "nom de peau". Sous son influence il commença lui-même à peindre en 1987, tout comme son frère Thomas Tjapaljarri.

Dans un style énergique et hardiment graphique, il reprend les motifs des "Rêves" Tingari qui ont trait aux évènements survenus pendant le "Temps du Rêve" sur un itinéraire jalonné par les sites Marruwa, Kakarrara,Wilurrara. Comme tous les Rêves Tingari, ses histoires sont de l'ordre d'une connaissance sacrée dévoilée aux seuls initiés.

Walala vit aujourd'hui à Alice Spring avec son épouse. 
L'une de ses toiles est exposée au Musée d'Art Moderne et Contemporain (MAMAC) de Nice actuellement et jusqu'au 10 février 2008.

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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /Nov /2007 11:26

 Acylique sur lin
Groupe tribal / langage : Pintupi / Pitjantjarra
vendu
Nouveau-bennett2.JPG

120x95




Nyurrapaya Bennett Nampinjimpa  pourrait bien marcher sur les traces d'Emily Kame, la plus connue des peintres aborigènes, tant sa peinture atteint un niveau de spontanéité, de lâcher-prise, de contact direct avec le "Dreaming", le Temps du Rêve. 

Rien de consruit chez Nyurrapaya, la peinture suit le chant qu'elle fredonne en peignant,  un peu comme Emily, devenue aveugle, dansait sa peinture, la main suivant le chant.

Nyurrapaya peint  dans un état sérénité et de détachement qui dit son bonheur de tracer encore et toujours ces signes immémoriaux qui célébrent le territoire de Punkilpirri, sa terre. 

Elle est l'une des plus connues et talentueuses  atistes du désert, âgée de 75 ans, femme initiée, guérisseuse, elle reste très proche dans les symboles et les couleurs qu'elle utilise de l'univers pictural traditionnel .

Dans cette toile on repère les symboles qui lui sont chers : 
-Les trous d'eau, si précieux,  du désert, entourés des cercles concentriques qui montrent leur nature sacrée. 
-Les "designs" en méandres, aspect des lacs salés que l'on trouve sur cette terre, mais aussi traces du Grand Serpent arc-en-ciel dont  l'esprit est en Nyurrapaya.
-Le "digging stick", bâton à fouir, répété,  possession féminine et symbole phallique en même temps, qui évoque les "Kungas Runkalpas", les grandes Ancêtres Feminines, femmes sans hommes, dont le cycle mythique traverse toutes les tribus du désert.

Nyurrapaya est une personne joyeuse  et communicative.  Malgré son âge, sa peinture garde une force étonnante. Comme la grande Emily, elle connaît des problèmes de vue, mais cela ne l'empêche pas de livrer au monde des merveilles comme celle-ci.
 

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"Punkilpirri" de Nyurrapaya Bennett Nampinjimpa - vendu

Autres toiles de Nyurrapaya Bennett Nampinjinpa

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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /Nov /2007 08:28

kenny.JPG Kenny Williams 122x91

vendu























 

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Présentation

Texte Libre

Vous pouvez  voir ces peintures lors des expositions que nous organisons dans différentes villes de France ou sur rendez-vous.  

Contact : 0609306845/ wanampi.mp@orange.fr

Garantie d'authenticité : les peintres aborigènes ne signant que rarement leurs oeuvres,  la plupart de nos toiles sont accompagnées d'un jeu de photos du peintre travaillant à sa toile à différentes étapes de son élaboration, ceci, évidemment, en plus du certificat d'origine.

Partenaires :

Dijon : Espace Christian Tiercin, 30 rue charrue ; Lyon   exposition permanente, l'Encadreur du Parc, 38 rue Tête d'or; Nice : Exposition permanente, Noor Arts, 2 rue Valperga, 0607937475; Strasbourg : Noor Arts,  tel : 0607937475 

 
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