Partager l'article ! Clifford, Maureen, et le Rêve du feu: Le Rêve du feu commence à Warlukurlangu, en territoire Warlpiri. C'est l'histoire d'un vieux l ...
PARTENAIRES et PROCHAINES EXPOS
Lyon : Atelier de l'Encadreur du Parc, 38 rue Tête d'Or, 69006
Nice : Galerie Noor Arts, 2 rue Valperga, 06000
Dijon: Espace Encadreur, 30 rue charrue, 21000, 10 au 25/02/2012
Bruxelles : Avril 2012
Valence: Salle des clercs du 21 au 27 mai (inclus)2012
Le Rêve du feu commence à Warlukurlangu, en territoire Warlpiri. C'est l'histoire d'un
vieux lézard à langue bleue amoureux d'une donzelle kangourou. Le vieux lézard, à demi aveugle, avait chargé ses deux fils, les Jangalas, de chasser pour lui. Evidemment il leur avait bien
recommandé de ne point toucher à la jeune et jolie kangourou pour laquelle il soupirait et multipliait les chants d'amour en espérant qu'elle vienne à lui. La magie était puissante et
la petite kangourou rôdait de plus en plus près du campement.
Mais les Jangalas boys, deux benêts assez fainéants, las de chasser de plus en plus loin, passèrent outre les recommandations du vieux lézard, occirent la jeune kangourou à la chair tendre, et la
servirent au repas du soir, pensant que leur père n'y verrait que du feu.
Le vieux se régala et félicita ses garçons. Mais le lendemain, lorsqu'il ne vit plus la jeune kangourou, il comprit qu'il avait mangé sa bien-aimée.
Le Lézard à langue bleue était sorcier et, dans sa rage, il déclencha un feu magique contre ses garçons. Tout le bush s'enflamma. Les Jangalas s'enfuirent vers le sud jusqu'en
territoire Pitjantjara, mais le feu les suivait. Il attaqua leur pieds, les jangalas fuyaient toujours, il attaqua leur genoux, leur corps, remonta jusqu'à leur tête. Les jangalas boys
décidèrent de revenir sur les lieux du crime et d'implorer le pardon de leur père. Mais ils moururent en arrivant. On retrouva d'eux leurs os, leur bandeaux de cheveux tressés, leurs armes.
Il existe différentes versions du Rêve du feu dont l'itinéraire, jalonné de lieux sacrés, traverse le territoire de plusieurs tribus. Mais toujours la faute, la transgression de
l' interdit consume les Jangalas boys jusqu'à la mort. Le thème du remord dévorant est transculturel et ce feu magique qui les poursuit jusqu'à la consomption n'est pas sans rappeler
le Caïn de la Bible poursuivi par l'oeil jusqu'à la tombe.
Les héros du Temps du Rêve, Grands Ancêtres des Aborigènes, sont souvent des contre exemples de ce qu'il convient de faire pour bien vivre en société. Cette histoire, que chacun peut
entendre, peut ainsi enseigner selon les sensibilités :
Que prendre l'Ancien pour un vieux sénile n'est pas bien
Que l'anthropophagie est un vilain défaut (il ne vous aura pas échappé que lézards et kangourous du temps du Rêve ont une grande part d'humanité)
Qu'il est très mal de manger sa future belle-mère
Que les vieux lézards n'ont pas à convoiter les jeunes filles kangourous
etc...
Warlukurlangu, le Rêve du feu, est un thème très présent chez les peintres aborigènes qui possèdent une fraction de l'itinéraire et un fragment du mythe et sont donc habilités à le
représenter.
Voici deux exemples :
1. "Warlukurlangu, Fire dreaming"
par Clifford Possum Tjapaljarri ( link)
acrylique sur lin,127x98 (exposée à Monaco)
non
disponible
Clifford Possum, l'un des artistes aborigènes les plus connus, a été un ambassadeur de son peuple à travers le monde. Clifford a peint une série de ce motif très fort émotionnellement
qui illustre la fin de l'histoire : les Jangalas réduits à l'état de squelettes consumés par la faute autant que par le feu.
Les toiles de Clifford Possum, décédé en 2002, sont aujourd'hui des pièces de collection.
.
2. "Warukurlangu, Fire dreaming" par Maureen Hudson Nampijimpa,
acrylique sur toile, 205x159(exposée à Monaco)
vendu
Ce magnifique tableau, de taille imposante, évoque le feu magique qui court dans les spinifex (l'herbe du bush)
Détail de "Fire dreaming"
Maureen Hudson Nampijimpa, est une artiste de 50 ans, extrèmement créative, qui sait puiser à la source mythique tout en travaillant ses motifs avec un sens esthétique étonnant.
Ces deux oeuvres soulignent également la complémentarité des hommes et des femmes: Clifford en tant qu'homme est en lien du monde des esprits et avec la mort, (et le site où les
jangalas ont péri est un site sacré masculin), Maureen en tant que femme, est concernée par le monde sensible, la nature, le pays.
Vous pouvez voir ces peintures lors des expositions que nous organisons dans différentes villes de France ou sur rendez-vous.
Contact : 0609306845/ wanampi.mp@orange.fr
Garantie d'authenticité : les peintres aborigènes ne signant que rarement leurs oeuvres, la plupart de nos toiles sont accompagnées d'un jeu de photos du peintre travaillant à sa toile à différentes étapes de son élaboration, ceci, évidemment, en plus du certificat d'origine.
Partenaires :
Dijon : Espace Christian Tiercin, 30 rue charrue ; Lyon exposition permanente, l'Encadreur du Parc, 38 rue Tête d'or; Nice : Exposition permanente, Noor Arts, 2 rue Valperga, 0607937475; Strasbourg : Noor Arts, tel : 0607937475