Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 00:00

Tjuringa (ou tjurunga) est le nom donné par les Aborigènes a certains objets sacrés et extrêmement secrets, porteurs, recto verso, des motifs claniques. Ce sont des objets gravés, de formes variées, plates, arrondies ou ovales, en bois ou en pierre. Leur importance est considérable dans les cérémonies telles que l'initiation des jeunes hommes.

Objet mystèrieux entre tous, le tjuringa est véritablement une matérialisation de l'esprit ancestral. A ce titre il est considéré comme dangereux. Le voir et le manipuler est réservé aux hommes pleinement initiés des clans dont le rôle est le dialogue avec le Tjukurpa, l'espace temps sacré, celui d'avant la naissance et d'après la mort, que nous nommons "Temps du Rêve".

Si ces images proviennent du Temps du Rêve, comment surgissent-elles dans la pierre ou le bois ?

Selon les Aborigènes, un churinga est produit spontanément lorsque l'esprit ancestral vient s'incarner dans le corps d'un l'enfant à naître, c'est à dire lorsque la future mère ressent les premières manifestations de sa grossesse. L'objet n'est pas immédiatement accessible, il s'agira, pour le père, aidé des aînés de sa famille de le rechercher. Les indications fournies par la mère, notamment le lieu où elle a ressenti sa grossesse pour la première fois, permettront d'identifier l'esprit ancestral et guideront les recherches.

On peut supposer qu'un grand-père connaissant l'emplacement d'un churinga ayant appartenu à une personne décédée, aidera à dénicher l'objet.

Parfois le churinga est trouvé, parfois non. Dans ce dernier cas, les hommes en fabriquent un nouveau qu'ils gravent des motifs claniques de l'enfant, c'est à dire les motifs attachés à son esprit ancestral (par exemple opossum, grenouille, kangourou ou autre... )

Quoi qu'il en soit, chaque Aborigène possède son churinga caché dans quelque grotte ou anfractuosité et que l'on ne sort que pour les cérémonies importantes. Les churingas des femmes sont gérés par les hommes initiés, elles en connaissent l'existence mais ne les voient pas. Les motifs leurs sont communiqués sous forme de peintures de corps ou de sol, lors de leur initiation.



 

 


Les toiles sont souvent la reprise pure et simple d'une face du churinga, ici par Kenny Williams Tjampijinpa.
Kunya Kutj
ara (Deux serpents) 152x91 acrylique sur lin


Cette toile parle du cheminement des 2 serpents Pythons, appelés Kunya, et de leur voyage mythique jamonné de points d'eau (les cercles). Les lignes ondulantes rappellent la trace des serpents dans le sable et aussi le ruissellement de l'eau dont ils sont créateurs.

Par Wanampi - Publié dans : Art d'Australie
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Commentaires

Eh bien, je suis ravie d'apprendre ce qu'était le chirunga dont je n'avais pas encore entendu parler, mais j'ai tant à apprendre encore. Je suis curieuse, qui es-tu Wanampi ? Seras-tu là à l'expo qui aura lieue à Strasbourg où je viendrai coûte que coûte.
Commentaire n°1 posté par Anne-Marie le 21/09/2009 à 19h16
Il ne faut pas parler au passé, le churinga existe encore, comme toute la spiritualité aborigène.  Bien sûr je serai à Strasbourg, c'est moi qui fait la conférence. A bientôt donc
Réponse de Wanampi le 21/09/2009 à 20h16

Bonjour,

En lisant cet article, si je comprends bien, chaque personne possède un churinga. Pourtant Émile Durkheim écrit dans "LES FORMES ÉLÉMENTAIRES DE LA VIE RELIGIEUSE" que le totem est identique pour chaque personne faisant partie du même clan...

Commentaire n°2 posté par Franck le 21/02/2011 à 17h43

Cela n'est pas contradictoire... J'ignore si tous les chringas d'un même totem au sein d'un clan sont identiques . Lisez Glowzewski qui a passé près de 30 ans sur le terrain.

Réponse de Wanampi le 21/02/2011 à 18h05

D'accord je vais voir ce que dit Glowczeski. Je suis allé sur le site de la FNAC en tapant son nom ... est ce que vous connaissez un peu ce qu'elle a fait ? vous me conseillerez lequel ?

Merci a bientot

http://recherche.fnac.com/Search/SearchResult.aspx?SCat=0%211&Search=Barbara+Glowczewski&download_ebook=&bl=HGACrera&sft=1&submitbtn=Ok

Commentaire n°3 posté par Franck le 22/02/2011 à 10h14

Présentation

Texte Libre

Vous pouvez  voir ces peintures lors des expositions que nous organisons dans différentes villes de France ou sur rendez-vous.  

Contact : 0609306845/ wanampi.mp@orange.fr

Garantie d'authenticité : les peintres aborigènes ne signant que rarement leurs oeuvres,  la plupart de nos toiles sont accompagnées d'un jeu de photos du peintre travaillant à sa toile à différentes étapes de son élaboration, ceci, évidemment, en plus du certificat d'origine.

Partenaires :

Dijon : Espace Christian Tiercin, 30 rue charrue ; Lyon   exposition permanente, l'Encadreur du Parc, 38 rue Tête d'or; Nice : Exposition permanente, Noor Arts, 2 rue Valperga, 0607937475; Strasbourg : Noor Arts,  tel : 0607937475 

 
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