Ray James Tjangala et Donna Nungurrayi, mari et femme

Publié le par Wanampi

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Toile à quatre mains... rien de plus naturel qu'une oeuvre collective dans la culture aborigène. Il s'agit d'une pratique fréquente chez beaucoup d'artistes et non des moindres, mais pas toujours avouée aux Kardiyas (les occidentaux), et que nous ne devons en aucun cas  assimiler à une tricherie ou à un faux.


La collaboration d'un groupe de personnes d'une même famille ou liées par leurs noms de peau ou par leur appartenance clanique est de mise dans l'art rituel, notamment dans les peintures de sol, parfois très grandes.

 

Les peintres aborigènes répliquent naturellement cette habitude dans leurs oeuvres à l'acrylique. Toutefois seul le "gardien" du Rêve est autorisé à tracer le motif initial destiné à rendre présent l'Esprit ancestral concerné. Les "assistants" n'aident qu'au pointillisme, travail long, minutieux et méditatif. 

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Ray James et Donna Nungurrayi, 112x102, Acrylique sur toile. Présentée à Strasbourg en Mai 2011

 

On reconnait ici le motif "Tingari" propre à Ray James Tjangala: une grille  ondulante de motifs géométriques. Donna est "autorisée", en temps qu'épouse,  à y participer.


Par ailleurs, Donna Nungurrayi possède ses propres motifs (appartenant au "business women)" qu'elle peint dans un style radicalement différent, aussi rond que celui de Ray est angulaire.

 

 

Publié dans ART D'AUSTRALIE

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Gil 01/04/2011 08:59



Bonjour Wanampi,


Connaissez-vous le sens de ces tracés géométriques ou seul le (ou les) peintres sont censés le savoir?



Wanampi 04/04/2011 08:46



Non pas précisemment. Ces formes géométriques se rapportent souvent aux mythes Tingari dont on sait qu'ils racontent l'errance d'un goupe d'ancêtres venus de l'ouest à travers les marécages salés
et mouvants du centre de l'Australie. Ils stylisent des itinéraires et des lacs et rappellent les labyrinthes, ce qui va sprituellement  bien au delà de l'évocation topographique.