Art indien adivasi

Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 10:03

L'harmonie et l'équilibre représentés dans ces peintures nous parlent de l'univers.

SAM_0158.JPGDanse Tarpa par Vadu Madhukar, exposé à Dijon


Chaque symbole a sa propre signification. Hommes et femmes qui dansent en spirale forment des  lignes circulaires dans la peinture Warli symbolisent le cercle de la vie.


Les arbres ont un caractère sacré, suggéré par leur haute taille par rapport aux hommes et aux bêtes. Il sont très présents dans les peinture et leurs formes sont très variées et très travaillées. Parfois un arbre est le sujet central.


Ils s'accordent aux activités humaines: les jeunes arbres président aux danses de printemps,  ils sont pleins de vitalité pour les rendez-vous d'amoureux, pelin de puissance lorsqu'ils entourent les dieux...


Rien n'est statique, les arbres, les figures humaines, les oiseaux se répondent, créent des tensions et les résolvent.

L'art du peuple tribal symbolise l'harmonie de l'homme avec eux et avec la nature.

Il invoque les pouvoirs des Dieux.


SAM_0161.JPGMythologie, Vadu Madhukar, acrylique sur toile, exposé à Lyon

Par Wanampi - Publié dans : Art indien adivasi
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 09:22

Lorsque la pluie tarde à venir on donne une cérémonie propitiatoire appelée "Kamdi", car, sans l'eau du ciel, il 'y a ni travail ni nourriture.  Les warlis honorent le dieu Naran. Les hommes et les femmes prennent part à ce rituel et en appellent au dieu, à la terre nourricière et aux nuages.

 

Jivya Soma Mashe peint la danse Kamdi

42x50cms, bouse de vache, farine de riz sur coton,

SAM 0581

Le dieu Naran, coiffé, annonce la bonne nouvelle de l'arrivée de la pluie. Les semailles pourront avoir lieu. On sème les grains de riz (en bas au centre) dont les pousses seront repiquées dans les champs.

 

Des hommes dansent avec des grelots aux pieds. Au milieu d'eux brûlent des bâtons d'encens.Des femmes portent des colliers de  fleurs.(en bas à droite et au centre à gauche)


C'est un temps de joie, on mange et on boit le todi, une boisson fermentée traditionnelle (en bas à gauche). L'entrée des maisons est décorée rituellement de l'empreinte du poing refermé (en haut au centre).


Des femmes préparent la farine de riz (au centre à droite).

 

 

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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 17:55

 

Le monde de l'art contemporain commence à connaître et à apprécier ces compositions bicolores où fourmillent de petits personnages dansant, chassant, collectant ou cultivant, entourés de forêts ou de rizières peuplées d'animaux sauvages et domestiques tout aussi joyeux. Il reste maintenant à en apprécier toute la portée spirituelle.

 

SAM 0579

Cette toile est l'illustration d'un culte de fécondité nommé "Ravaal". Il se déroule loin du village dans les plantations de riz (c'est la scène principale de la toile). Il est dirigé par le chamane, et tous les hommes du village doivent y prendre part. Un trou est creusé dans un champ et un plant de calendula est installé en son centre. On joue de la tarpa (instrument à vent).

Cela dure sept jours.

C'est aussi une période de renouveau spirituel et d'enseignement pour les futurs initiés.

Dans la scène du haut, une femme accueille le chamane qui apporte le bien-être de la divinité dans sa maison.

Cette cérémonie se déroule en octobre et novembre

Jivya Soma Mashe, aujourd'hui âgé de quatre-vingt ans, est sans doute l'homme qui connaît le mieux l'immense réservoir de mythes qui forme le capital culturel des Warlis, et dont l'imaginaire, libre et fertile, est capable de le transcender dans ses créations.

Ce n'est pas un hasard si c'est par lui que l'art Warli a atteint la notoriété.

Au début de sa vie, à l'âge de 7 ans, Soma perdit sa mère. Le choc lui enleva la parole pendant plusieurs années. Seuls les dessins tracés dans la poussière furent alors son mode d'expression. Cela impressionna beaucoup les gens de sa communauté ce qui lui valut un statut particulier. SAM 0489

Cette période d'introspection et d'expression purement picturale développa son imagination et sa sensibilité artistique.

Le passage au papier et à la toile libéra sa créativité et en fit un artiste à part entière.

Sa peinture parle des temps anciens et évoquent une culture ancestrale. Des masses de points vibrent et racontent la vie tribale et les légendes Warli, conférant à ses compositions un impression de vitalité intense et de mouvement qui est le sentiment profond du peuple Warli vis à vis de la création, de la nature et la vie donnée aux hommes.


La première exposition de Jivya s'est tenue à la Galerie Chemould, Jehangir Art Gallery à Mumbai en 1975 à l'initiative de Bhaskar Kulkarni, son découvreur et principal agent. Sa première exposition hors de l'Inde eut lieu en France à Menton en 1976.La France encore l'accueillit au Centre Pompidou, à Paris en 1989. En 2003, il fut exposé au Musée Kunst Palast de Düsseldorf, en Allemagne et au Padiglione d'Arte contemporaneo en 2004  à Milan. Il exposa ensuite à la Shippensburg University, États-Unis en 2006 et à Halle Saint Pierre à Paris en 2007. En Juillet 2007, une autre exposition de ses peintures a été tenue à Chemould Gallery, Mumbai. Le musée Branly accueillit ses toiles en 2010 lors de l'exposition « Autres Maîtres de l'Inde » consacrée aux arts Adivasi (Aborigènes)

En 1976, il a reçu le Prix national pour l'art tribal. En 2002, il a reçu le prix Guru Shilp. En 2009, il a été le récipiendaire du Prix Prince Claus pour la peinture Warli. En 2011, il a reçu le Padma Shri pour sa contribution à la peinture Warli.


Hervé Perdriolle est l'un des principaux promotteurs de cet art en France et à l'étranger. Sa superbe collection, visible à Paris, témoigne du génie de Soma Mashe.

 

Jivya a une fille et deux fils. Ces derniers sont devenus des peintres connus.

Jivya Soma Mashe est un fondateur. Beaucoup de jeunes gens marchent sur ses traces et développent un art de grande qualité qui est aussi un apport économique pour la communauté warli.


On ne peut que regretter que cette expression traditionnellement exclusivement féminine ait été confisquée par les hommes au moment où elle accédait à la notoriété. Ceci est d'autant plus étonnant que les femmes Warlis ont toute leur place dans l'organisation traditionnelle, égalitaire, comme c'est souvent le cas dans les sociétés premières, et contrairement à la culture indienne qui les entoure.

Aujourd'hui même les peintures traditionnelles sur les murs des maisons sont souvent des oeuvres d'hommes. Comment une telle annexion a t-elle pu avoir lieu? Est-ce là l'influence de la société environnante avec laquelle il a bien fallu composer? ou bien est-ce que l'activité, devenue économique et extérieure, échoit par nature aux hommes?


Toutefois rien n'est perdu et des femmes artistes commencent à émerger, paraît-il. Nous ne les avons pas rencontrées mais espérons bien pouvoir en exposer prochainement.

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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 09:49

SAM_0609.JPG

                              Ramesh Hengadi     -    fond : peinture à l'eau, motifs : huile - 180x122 cms

 

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  Situé sur la côte ouest de l'Inde, au nord de Mumbai, le territoire des Warlis s'étend entre mer et montagne. La chasse traditionnelle a été peu à peu remplacée par l'agriculture au fur et à mesure du recul des forêts. La montagne est le refuge de la vie sauvage. La pêche est active en rivière et en mer.

 

 

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DETAIL  

 

Ramesh-Hengadi.JPG

Ramesh Hengadi vit à Bapugoan dans le district de Thane.

Il peint depuis 15 ans. Enfant, il accompagnait souvent sa mère tandis qu'elle peignait les "Chowks" (images rituelles) lors des fêtes.

C'est ainsi que tout jeune il  intégra les connaissances nécessaires  à  cette activité  traditionnellement féminine.

Aujourd'hui, Ramesh consacre du temps à enseigner aux enfants pour maintenir la culture tribale des Warlis.

Plusieurs articles de presse et des interviews télévisées lui ont été consacrées.

Il est l'un des trois auteurs du livre "Faire", édité par "Rue du Monde", un recueil de superbe sérigraphies.                              

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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 08:21

Artiste : Sanjay B. Parhad

Origine : nord du Maharashtra, tradition Warli, Inde

medium : fond : peinture à l'eau sur coton (vert sombre), motifs : peinture à l'huile - 89x55cms

 

 


Warli, le cycle du riz

 

Du haut en bas


- Les paons annoncent la saison des pluies

- Des nuages masquent le soleil.

- La pluie tombe, les personnages s'abritent sous des feuilles ou avec des abris de bambous tressés. Ils regroupent les boeufs.

- On repique le riz

- La pluie continue, on laboure. Scènes de la vie quotidienne :une femme sème des lentilles (à gauche) une autre berce un enfant dans un

hamac(à droite), on recueille l'eau du toit, etc.. 

- La pluie faiblit, les abris de bambou restent à portée de main, on récolte le riz.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Warli--le-cycle-du-riz---Copie.JPG personnages sont formés de deux triangles, Warli--le-cycle-du-riz---Copie--2-.JPG

symbole de l'équilibre parfait.  Les  femmes se distinguent par le chignon.

 

 

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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 10:24

Des Aborigènes d'Australie aux Adivasis de l'Inde, c'est toujours la même histoire... celle des premiers occupants d'un territoire, tribus de chasseurs-cueilleurs, repoussés par les vagues migratoires de peuples venus d'ailleurs qui, peu à peu, s'emparent de la terre et repoussent les indigènes dans les contrées les plus inhospitalières, en l'occurence, des montagnes couvertes de jungles.  "Adivasi" est d'ailleurs un mot indi qui signifie littéralement "ceux de l'origine" c'est à dire les Aborigènes.

 

Warli, Tarpa dance-copie-1

TARPA DANCE (60x44cms) , Artiste : Sanjay B. Parhad

medium : fond : « dung » (bouse de vache + colle de poisson)

motifs : farine de riz + colle

 

Les personnages sont formés de deux triangles, symbole de l'équilibre parfait. Les femmes se distinguent par le chignon. La danse « Tarpa », du nom de la sorte de flûte (au centre) qui l'anime, forme une spirale et mêle les hommes et les femmes. Elle marque les fêtes « Diwali » en octobre et novembre qui célèbrent un mythe : la victoire des dieux et des hommes sur les démons et celle de la lumière sur les ténèbres.

 

La peinture que nous présentons est celle des Warlis, l'un des peuples adivasi, qui vit dans le nord du Maharashtra, sur la face ouest de l'inde. Cette peinture jouit déjà d'une certaine notoriété grâce à un homme, Jivya Soma Mashe, qui dans les années 70 popularisa des oeuvres sur toile en s'inspirant des motifs traditionnels. Par la suite le gouvernement indien, avec Indira Gandhi en personne, des organisations non gouvernementales, puis des collectionneurs, aidèrent Jivya Soma Mashe à faire connaître cet art.fresques.JPG

 

Le langage pictural des Warlis remonte à la préhistoire.

Il reflète la relation que ce peuple entretient avec la nature, les animaux, les plantes et le déroulement des saisons. Peuple de chasseurs cueilleurs, animiste, égalitaire et pacifique, reconverti par necessité à une petite agriculture, il n'en reste pas moins très proche de la vie sauvage où s'incarne l'énergie primordiale.

La peinture, sobre et subtile, bicolore, raconte la vie collective, le rythme des saison, la proximité des animaux domestiques ou sauvages et évoque les mythes fondateurs.

 

Traditionnellement, la pâte de riz est le seul médium utilisé sur les murs des maisons faite de de karvi, d'argile et de bouse de vache.

Rituellement, seules les femmes mariées font ces peintures à l'occasion des mariages, eux-mêmes conduits par les femmes veuves. C'est un collectif de femmes qui s'emploie à peindre la maison des mariés pendant la fête, laquelle dure trois jours. Les peintures sont rafraîchies au fil des années si les murs demandent réparation.

 

L'art warli différe radicalement de l'expression de la société environnante.

Lorsqu'elle fut découverte au début des années 70, elle fit sensation. Elle était alors totalement inconnue dans les villes. Elle n'utilisait pas les tons vibrants des couleurs primaires et ne contenait pas la robuste sensualité souvent associée aux traditions indiennes. Elle sembla alors étrangement ascétique et tournée vers une spiritualité originelle attachée à l'essentiel. Et c'est sans doute ce qui la distingua.

 

Peinture traditionnelle sur les murs de torchis

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 09:42

 

Les Warlis sont un peuple de l'immense échiquier indien. Leur territoire se situe autour de Dahanu, dans le distict de Thane, au nord du Maharashtra (Bombay). Ils font partie des Adivasis, c'est à dire, littéralement, des aborigènes de l'Inde. Ils habitaient déjà les jungles indiennes bien avant l'arrivée des indo-européens. Ils étaient alors chasseurs-cueilleurs. Hors castes, ils furent au fil des siècles, persécutés et repoussés vers les montagnes et leur territoire se rétrécit comme peau de chagrin.

 

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Pour survivre ils apprirent à cultiver sans abandonner tout à fait la chasse et la cueillette. L'occupation de l'Inde par les anglais leur donna un coup supplémentaire en attribuant des concessions prises sur leurs terres à des propriétaire qui les exploitèrent sans vergogne. Il y eut des tentatives de révolte durement réprimées.


Aujourd'hui ils continuent à cultiver de minuscules parcelles en rizières, lentilles et cultures vivrières, qu'ils travaillent avec des boeufs. Ils habitent des maisons de torchis faites d'un mélange d'argile et de bouse de vache et maintiennent des traditions remontant à la préhistoire.

 

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SAM_0456.JPGPauvres mais pas misérables, les Warlis mettent un point d'honneur à ne jamais mendier. Lorsque la terre ne suffit pas à les nourrir ils s'embauchent dans l'industrie dans les villes les plus proches, Dahanu et Bombay, où, par manque de formation, ils occupent les postes les plus ingrats.


Contrairement à la la société qui les entoure, ils sont sans caste et les femmes y ont une place importante. Leur religion est une forme d'animisme dominée par la déesse mère qui s'incarne dans les élements de la nature.


Ils ont maintenu une forme artistique très originale, aussi sobre et subtile que l'art indien est friand de fioritures.

Les motifs, blancs sur fond sombre et uni, sont traditionnellement peints par les femmes sur les murs des maisons à l'occasion des mariages. Ils célèbrent le jeune couple, la nature et racontent les mythes de création.

 

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Depuis les années 70, encouragés par un travailleur social, les Warlis peignent ces motifs sur des toiles de coton dans un but commercial.

Cette activité est portée par le plus ancien et le plus connu d'entre eux : Soma Mashe, âgé aujourd'hui de 80 ans qui encourage les jeunes générations.

Cette activité donne aux Warlis une reconnaissance et un apport économique dont ils ont grandement besoin.

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Présentation

Texte Libre

Vous pouvez  voir ces peintures lors des expositions que nous organisons dans différentes villes de France ou sur rendez-vous.  

Contact : 0609306845/ wanampi.mp@orange.fr

Garantie d'authenticité : les peintres aborigènes ne signant que rarement leurs oeuvres,  la plupart de nos toiles sont accompagnées d'un jeu de photos du peintre travaillant à sa toile à différentes étapes de son élaboration, ceci, évidemment, en plus du certificat d'origine.

Partenaires :

Dijon : Espace Christian Tiercin, 30 rue charrue ; Lyon   exposition permanente, l'Encadreur du Parc, 38 rue Tête d'or; Nice : Exposition permanente, Noor Arts, 2 rue Valperga, 0607937475; Strasbourg : Noor Arts,  tel : 0607937475 

 
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