Peinture contemporaine

Peinture aborigène d'Australie

Toutes nos peintures sont en vente, 
vous pouvez les voir lors des expositions que nous organisons dans différentes villes de France ou sur rendez-vous. 
Renseignements : 06 09 30 68 45 ou
wanampi.mp@orange.fr  

Garantie d'authenticité
les peintres aborigènes ne signant que rarement leurs oeuvres,   la plupart de nos toiles sont accompagnées d'un jeu de photos du peintre travaillant à sa toile à différentes étapes de son élaboration, ceci, évidemment, en plus du certificat d'authenticité. 


Prochaines expos :
Lyon : Exposition permanente  à l'
Atelier L'Encadreur du Parc, 38 rue de la Tête d'or, 6ème 
Nice : Galerie Princesse de Kiev, 1 rue Valperga, du 23 novembre 2009 au 15 janvier 2009
Dijon : Espace encadreur, rue charrue, du 11 au 21 mars 2010
Autres  partenaires
Strasbourg : Noor Arts, 99 route du Polygone 67000  : 06 07 93 74 75
Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 10:33

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Le peintre Willy Tjungurrayi,

l'un des derniers fondateurs

du mouvement contemporain


C'était il y a longtemps, bien avant que l'homme occidental n'ait mis le pied sur le sol ancestral des Aborigènes....

...  L'hiver austral était froid cette année là. Le petit matin trouva les hommes serrés autour des braises mourantes, à demi enterrés dans le sable, les chiens contre eux. Patjili passa son bras sous le ventre chaud de Paipai la femelle dingo qui dormait contre lui, et celle-ci, tirée de son sommeil par ce contact familier, étira ses pattes avec délice. Les chiens et les hommes avaient partie liée depuis longtemps sur cette terre, il semblait bien qu'un lien étroit les unissait sans pour autant que l'un soit inféodé à l'autre. Les chiens et les hommes cheminaient ensemble depuis des temps très anciens, depuis que, lors de la création du monde, Wati Kulpunya, l'homme sage ancestral, avait nourri les petits de la femelle Uljunya, après qu'elle se fut brisée une patte.

Il entrouvrit les paupières et vit que le ciel s'éclairait au dessus de lui, l'aube naissait et les hommes commençaient à bouger. Il vit son père qui ranimait le feu et plus loin, des femmes assises qui donnaient le sein à leur bébé. Le groupe ne repartirait pas ce jour là, ni les jours suivants car l'abondance amenée par l'eau permettait de séjourner encore en ce lieu. Des babils d'enfants lui parvinrent des foyers familiaux répartis dans le bush sous les gommiers blancs, assez loin les uns des autres pour ménager un semblant d'intimité mais assez proches cependant pour se sentir présents les uns aux autres. Il pensa à sa mère et à ses petits frères blottis l'un contre l'autre là-bas. C'est près d'eux qu'il dormait lui aussi il y a peu, et la pensée de cette douceur lui serra le coeur. Maintenant il était presque un homme, un homme du clan du chien. Il avait passé sa première initiation et il dormait dans le camp des novices.

Patjili se redressa et balaya du regard le campement qui s'animait. Tous étaient beaux et en bonne santé car la saison humide était pourvoyeuse de bonne et belle nourriture. Le petit lac temporaire auprès duquel était installé le campement était plein à ras bord, des racines et des fruits gorgés de sève abondaient sur ses rives et attiraient les dindes sauvages, les kangourous et les émeus. Un jour comme tous les autres jours commençait pour le petit groupe nomade, plein de promesses de viande fraîche, de fruits savoureux, de chants et de rires.

Ils n'étaient que 28 personnes depuis que trois anciens s'en étaient retournés au pays des Ancêtres. La dernière saison sèche avait été dure, elle exigeait des déplacements longs et fréquents à la poursuite du gibier. Les hommes partaient de longs jours à la chasse et souvent revenaient sans rien, la mine honteuse d'être nourris par la cueillette des femmes. Lézards et les serpents avaient constitué la viande la plus courante pendant des lunes. C'est alors que les anciens étaient retournés dans le Rêve car leurs jambes usées n'arrivaient plus à marcher du crépuscule jusqu'à l'aube pour ralier les points d'eau permanents.

Lors du grand rassemblement, au creux de la montagne, des cérémonies avaient été menées, Patjili ne savait rien sur elles, si ce n'est qu'un jour lui aussi serait une homme sage et qu'il irait dans le secret des secrets de son clan et que par ses chants, il ferait renaitre la vie sur sur cette terre aride dont il était issu. Les hommes de chaque clan avaient disparu tour à tour pendant de longs jours, après s'être dépouillés de leurs armes de chasse. Patjili savaient qu'ils n'étaient pas à la chasse mais occupés à des tâches d'une bien plus haute importance, des choses sur lesquelles il ne devait poser aucune question.

Peu après, la première pluie était arrivée, le désert s'était couvert de fleurs, les animaux étaient revenus et leurs femelles avaient mis bas. Et, plus tard encore, plusieurs femmes de la tribu avait arboré avec fierté un ventre qui s'arrondissait. Tout cela était l'oeuvre des hommes sages, les pères, dont il ferait partie un jour...."

 

 Deux oeuvres de Willy Tjungurrayi

HAIL STORM AT KAARKURATINYTJA


Tingari de Willy Tjungurrayi

 

 


 

Willy 150x92-copie-1

Par Wanampi
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 16:36

L'Atelier "l'Encadreur du Parc", 38 rue Tête d'Or à lyon,

(métro Massena, à 30m du cours Vitton en direction du parc)

expose en permanence une vingtaine de toiles aborigènes. 

nyurrapaya--grande-initi-e--guerisseuse-et-peintre.jpg

Actuellement, vous pouvez venir apprécier :

Naata Nungurrayi, Parapinti, 152x46

Nancy Gibson, Women ceremony 152x122

Esther Giles Nampijinpa Tali Tjuta (les dunes) 152x46

 George Ward Tjungurrayi Tingari ancestors 152x122 (ci-dessous)

Gloria Tamerre Petyarre Wild flowers, bush medecine

 Dorothy Napangardi Salt in MinaMina 122x120

Thomas Tjapaljarri Tingari 91x76

 Maureen Hudson Nampijinpa Mulga berry 137x67

 Dolly Petyarre Mills Country 120x60 1150

Paddy Fordham, Mimi spirit 130x95 (ci-dessous)

 Edie Homes Akemarr Country 120x120

Donovan Spencer Tjungurrayi, Possum dreaming 120x90

Alan Gibson Jangala, Kapi tjukurpa (Rêve de l'eau) 92x74

 Edward Blitner Taiita, Lightening spirit

 Walala Tjapaljarri Tingari 91x76

 Andrew Spencer Tjapaljarri, Water dreaming, body paint 137x31

 Gabriella Possum Nungurrayi, Seven sisters dreaming 151x61

 Violet Petyarre Body paint, women cérémonial 60.7x90

 Sarah Morton,  Bush flowers  60.3x94


George-W.jpg

             George Ward Tjungurrayi

lyon-Paddy-Fordham.JPG

Paddy Fordham, Mimi spirit

Pour tous renseignements : Anne Guillaume :

04 78 89 67 10 / 06 20 61 64

 

Par Wanampi
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 21:36

Cette oeuvre fait partie de la série très connue : « Mountain devil lizard dreaming », qui, lorsqu'elle est réunie représente la totalité du son territoire ancestral de Kathleen. Son oeuvre est une vaste cartographie symbolique mêlée au mythe de la création, lui-même transmis sous forme de milliers de vers chantés.


100_2390.JPG

 

Née vers 1940, elle appartient au groupe / langage des Anmatyerres de la région d'Utopia (au nord est d'Alice Springs) dont elle a appris à connaître chaque itinéraire dès son plus jeune âge, et où elle a acquis la connaissance rituelle du « Arnkerrt Dreaming », le Rêve du lézard.

Kathleen a été très engagée dans la lutte pour la restitution de la terre ancestrale à ses gardiens traditionnels anmatyerres, ce que ce groupe a obtenu en 1979.

Kathleen Petyarre est présente au Musée Branly à Paris, et dans de prestigieuses collections :

HM Queen Elisabeth, GB; Kerry Stokes Collection, Perth, Australie; Museum of Art Gallery Northern Territory, Darwin, Australie; Art Gallery of South Australia, Adélaïde; Flinders Art Museum Adélaïde, Australie; Fondation Kelton, Los Agelès, USA; Kluge Ruhe Collection, Virginie, USA; ATSIC Collection, Australie, National Gallery od Victoria, Melbourne, Australie

 

Par Wanampi
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 09:13

La Terre, sujet omniprésent dans la peinture aborigène contemporaine peut se lire d'une façon absolument traditionnelle (comme Dennis Nelson Tjapanangka) ou au contraire être revisitée par les influences occidentales intégrées avec bonheur comme le fait Edie Holmes.

 
Vous pourrez apprécier l'un et l'autre lors de l'expo "Gardiens de la Terre" à Strasbourg, Galerie Riff Art Projects, 1B rue du Puits (PLAN  CI-DESSOUS).

 




Dennis Nelson Tjapannagka




Edie Holmes, Utopia



Galerie RiffArt Project, 1b rue du puits, Strasbourg







Par Wanampi
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 18:19


Si tous les Aborigènes, une fois initiés, tracent leurs motifs de façon rituelle et éphémère lors des nombreuses cérémonies qui rythment leur vie, tous n'ont pas vocation à transférer sur toile leurs « Rêves ».

On peut dire cependant que tous les Aborigènes par tradition ont un sens inné de la maitrise de l'espace, du plan et du dessin qu'ils utilisent au quotidien pour expliquer ou raconter des histoires sur le sable. Mais tous ne se saisissent pas de la toile et de l'acrylique, même si, dans chaque communauté (ou presque) il y a un Art Center où chacun peut venir peindre avec plus ou moins de talent.

En réalité l'apprentissage se fait en famille, par imitation. Les enfants apprennent en regardant leurs parents, leurs frères ou soeurs aînés ou leur conjoint, et parfois en les aidant dans le remplissage pointilliste, un peu comme, en occident, les apprentis aidaient les peintres confirmés dans les ateliers de jadis. Ainsi la peinture contemporaine aborigène est-elle d'abord familiale bien avant d'être ethnique, et presque dynastique.


Voici quelques exemples.


Thomas Tjapaljarri

 

 


Thomas Tjapaljarri est le frère de Walala, ils furent parmi les derniers à accepter la civilisation moderne en 1984, et firent partie du « groupe des 9 ». Parmi les peintres « jeunes », ils sont les plus protégés des influences occidentales.

 

 


Willy Tjungurrayi, aujourd'hui disparu, était le frère de George Tjungurrayi Hairbrush, tous deux font partie du groupe des fondateurs du mouvement contemporain.


 

                  Willy Tjungurrayi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Kenny Williams Tjampijinpa est le fils de la célèbre Naata Nungurrayi et le neveu de Nancy Nungurrayi. Son totem, le serpent Kunya est évoqué dans la peinture de cette dernière.














Kenny Williams Tjampijinpa



Moris Gibson Napannagka est le fils de Ningura Napurrula, l'une des plus populaire en France depuis que ses motifs ornent l'architecture du musée du quai Branly.


Morris Gibson Napanangka














La très talentueuse Dorothy Napangardi est fille du vieux Paddy Lewis qui ne s'est mis à peindre sur toile que passés ses 80 ans.


Dorithy Napangardi


Et tant d'autres...

Par Wanampi
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 16:31
   



Naata Nungurrayi,
très en forme




























A strasbourg et à Nice, se tiendront simultanement, à partir du 25 novembre 2009, 2 expositions importantes par la qualité des artistes présentés dont certains comptent parmi les fondateurs du mouvement contemporain, et également par le nombre, envitron 70 toiles sur chaque site, principalement du désert central (Papunya et Utopia) mais aussi quelques toiles du nord de l'Australie.
Des conférences seront associées à ces expositions.

Voici une liste non exhaustive des artistes présentés :


Bambatu Napangardi, Barney Campbell Tjakamarra, Betsy Lewis Napangati, Charlie Tjapangati, Debra Nangala Mc Donald, Dennis Tjakamarra, Dini Campbell, Dolly Mills Petyarre, Dorothy Napangardi, Edie Holmes, Esther Giles Nampijinpa, Gabriella Possum, Gloria Petyarre, George Tjungurrayi, George Ward, Johnny Warangkula, Kenny Williams , Kayi Kayi Nampijinpa, Kudditji Kngwarreye, Maisie campbell napaljarri, Mary Morton Kngwarreye, Morris Gibson, Naata Nungurrayi, Nathalie Purvis, Ningura Napurrula, Nyurrapaya Bennett Nampijinpa, Ronnie Tjampijinpa, Tjawina Porter nampijinpa, Thomas Tjapaljarri, Walala Tjapaljarri...

 

Pour toute information, n'hésitez pas à contacter :

Pour Strasbourg :

Gabrielle Fliegans, Noor Arts,  06 07 93 74 75 /  03 88 13 43 09

EXPOSITION « GARDIENS DE LA TERRE »
du mercredi 25 novembre au dimanche 13 décembre 2009
Galerie Riff Art Projects, 1b rue du puits (Prox. Église St Thomas)

 

Pour Nice :

Daniel Duhaubout, 04 93 80 42 07 / 06 85 07 46 47

PEINTURE ABORIGENES D'AUSTRALIE du 25 novembre 2009 au 15 janvier 2010

Galerie Princesse de Kiev, 1 rue valperga (quartier Lépante)

Ou laissez une message sur ce site
                                                    
          Mary Morton Knguarreye
   


































 Dolly Mills

Par Wanampi
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 15:00

Johnny est né en 1918 en territoire pintupi, à Ilpilli, le pays du Rêve kangourou. Enfant et adolescent, il menait la vie traditionnelle sans rien connaitre de l'existence du monde occidental. Plus tard il racontera avec animation sa première vision des Blancs sous la forme d'un avion que sa tribu et lui prirent pour un « mamu », un diable. C'était vers 1930 et l'avion faisait partie de l'expédition Lasseter. Un peu plus tard, du haut d'une colline ils virent des chameaux et leurs chameliers, les prirent à nouveau pour des « mamus » et en eurent grande frayeur.

En 1932, Johnny rencontra une autre expédition, l' « Adelaide university expedition » puis le Pasteur Albreicht, fondateur de la communauté luthérienne d'Hermanburg. Johnny goûta avec délice la farine et la mélasse et fut impressionné par l'abondance de nourriture et d'eau disponibles à Hermansburg.


 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  152x91 présenté à Nice  

 

152x91 présenté à Strasbourg

 

  Sa famille et lui se fixèrent à Hermansburg, poussés par l'avancée des éleveurs de bétail dans le désert. Johnny travailla à construire le terrain d'aviation. Dans les années qui suivirent, il accèda à l'âge d'homme à travers les différentes phases de l'initiation masculine. Puis il partit à Haasts Bluff pour travailler à un autre aérodrome et à construire des routes. Pour tout cela il ne reçut pendant des années aucun salaire mais seulement des rations alimentaires : farine, thé, tabac, sucre et légumes frais. Au milieu des années 50 il suivit la construction de la route vers le territoire Warlpiri :Mt Liebig, Yuendumu.

En 1954, il fut choisi en compagnie de Nosepeg Tjupurrula, autre figure légendaire du désert, pour rencontrer la reine Elisabeth en visite officielle dans le Queensland.

En 1971, Johnny travaillait à la briquerie de Papunya lorsque Geoffrey Bardon y fut nommé comme enseignant. Lorsque le mouvement de la peinture démarra, il fut l'un des premiers à participer et à bénéficier du meilleur matériel.

Le style de Johnny de cette époque est typique des fondateurs du mouvement, simplifiant l'iconographie et adoptant la vision artistique qui les fit connaître à travers le monde.

En 1978, une très grande toile intitulée « Tingari at Tjikarri » fut acquise par la collection Araluen d'Alice Springs et il devint au cours des années 80 une figure majeure du mouvement.

Après une interruption de 7 ans, il revint à la peinture en 96 soutenu par divers collectionneurs et développa un style expressionniste brut.

En 1997 une toile de ses débuts atteignit le prix de 200 000 dollars lors d'une vente aux enchères. A un journaliste qui déplorait que pas un centime de cet argent ne lui revienne, il répondit «  Save your pity for those who have no Dreaming » (Gardez votre pitié pour ceux qui n'ont pas le « Rêve »). En 2000 cette même toile fut revendue 440 000 dollars. Johnny déclara seulement qu'il était content d'être reconnu pour ce qu'il était et ce qu'il avait fait.

Il passa la dernière partie de sa vie à Papunya avec sa 2ème femme Gladys Napanangka et s'éteignit en 2001.

Par Wanampi
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 18:26
  A Uopia, cette région située à droite de la Stuart highway, au nord est d'Alice  Springs,  tout commença par le batik, amené par une enseignante qui l'avait elle-même découvert en Inde. Les femmes s'emparèrent de cette technique qui restituait sur la soie les motifs de leurs cérémonies awelye.





Batik d'Utopia (non disponible)


Quelques années plus tard, elle passèrent à la peinture acrylique sur toile qui avait la faveur des collectionneurs  et y excellèrent également. Aujourd'hui, on retrouve souvent dans les toiles d'Utopia, le chatoiement de la peinture sur soie... y compris chez les hommes, plus rares, dans la peinture d'Utopia, comme ci-dessous Kudditji, qui est le frère d'Emily Kame.

                                                        
 
 


Kudditji
Kngwarreye
"My country"




























                                                               
                                                              
          Peggy Purvis      
Par Wanampi
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 18:07






























 
Gloria Petyarre, de langage et peuple Anmatyerre, est née vers 1945,dans le pays Atnangkere, en plein désert, au nord est d'Alice Springs. Elle a vécu à la manière traditionnelle avant de rejoindre un établissement sédentaire, Utopia, une immense ferme d'élevage.

En 1977, les Anmatyerres  obtiennent du tribunal d'Alice Springs un bail de 99 ans sur une vaste parcelle d'Utopia, et reconquièrent leur autonomie.. En 1977, les femmes de la communauté découvrent le batik. Elles se passionnent pour cette forme artistique qui restitue sur la soie leurs signes traditionnels. Le batik fournit à Utopia un revenu et une première reconnaissance. Gloria est une artiste de premier plan du batik.
Mais à cette époque à Papunya la peinture acrylique sur toile prend son essor et les artistes d'Utopia ne tardent pas à s'y essayer. Gloria peint les sujets traditionnels du « business women » d'Utopia, ensemble cérémoniel strictement féminin appelé Awalye centré sur une plante symbole de fertilité, le yam.


 

  

























Sous l'influence du batik qui l'a précédée, la peinture d'Utopia est marquée par une lègèreté, une large gamme de couleurs et une grande liberté de formes. Gloria se distingue en créant des effets d'optique et notamment la petite feuille de yam agencée de façon à faire ressentir toute l'énergie et la dynamique de cette plante symbole de la Femme.

Gloria a voyagé comme ambassadrice des femmes d'Utopia. Elle est présente dans les grandes collections d'art à travers le monde.




Par Wanampi
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 12:03

A 50 ans, M aisie Campbell Napaljarri accède à une maturité qui donne élan à un talent déjà installé depuis une dizaine d'années. Elevée dans la tradition initiatique du désert, respectueuse de la « Loi » aborigène qui encadre les motifs peints, elle n'en a pas moins forgé un style très personnel, bien identifiable, ce qui est le signe des grands artistes. Ainsi une peinture très liée, mais qui respecte la dimension du sujet créateur, est en train de naître sous ses doigts. Jugez en plustôt par les toiles qui suivent: les 2 premières seront présentées dans nos prochaines expositions en France. La  3ème est une  oeuvre étonnante par la beauté, la fidélité au dreaming ...et aussi par la taille. Elle parle de toute l'histoire de Pancopedi. A peine sèche, elle a été acquise par un grand hôtel de Sydney.


 


Voici quelques clés pour entrer dans le processus créatif typique de l'artiste aborigène, sans toutefois dévoiler des secrets auxquels je n'ai d'ailleurs nullement accès.

Pancopedi est un lieu, un superbe site rocheux aride et d'un rouge incroyable qui se touve quelque part sur la frontière entre le Territoire du nord et l'Australie de l'ouest. Au creux d'une faille à flanc de ces collines rocheuses que les Aborigènes nomment « puli », se trouvent 2 petites lacs en cascade d'eau limpide. En surplomb, une petite grotte porte sur ses parois, des images de serpents.


Là sommeille l'esprit du serpent Liru et de son peuple guerrier ancestral. En buvant cette eau, la mère de Maisie, enceinte, a absorbé l'esprit de Liru.

Aussi l'identité de Maisie est-elle intimement liée au site et c'est pourquoi elle le peint, évoquant son aspect physique ou sa création, narrée par les vers chantés qui structurent les cérémonies.

 

 


On sait par l'anthropologue Charles Mountford que l'aventure se déroule sur un itinéraire allant du nord-est (Uluru / Ayers Rocks) vers le sud-ouest (traversant les frontières de l'Australie du sud puis de l'ouest, après être passé par les Kata tjuta (les monts Olgas) puis les Monts Ranges. Sur leur chemin, les anciens de la tribu de Liru ont exterminé le peuple Kunya (le serpent Python pacifique) tandis que les jeunes ont mené des raids contre le peuple Wanambi (ou Wanampi... encore un serpent!). Pancopedi est une étape suivante sur un itinéraire jalonné d'attaques meurtrières comme les affectionne le redoutable peuple Liru. Nous n'en connaissons pas les détails qui font partie de la connaissance secrète des initiés mais bien sûr, comme partout en Australie, le paysage est né de ces évènements mythiques, formé des corps ou de parties des corps pétrifiés des héros. 

Pancopedi se trouve en territoire Naatatatjarra/Pintupi, ces deux tribus très proches par le langage et les mythes se reconnaissent dans les itinéraires qui relient les points d'eau temporaires ou permanents de la région. De nombreuses personnes, comme Maisie, vivent avec cette même identité spirituelle. C'est le cas de Nyurrapaya Nampijinpa, alias Mrs Bennett, que je ne présente plus ici, dont le caractère bien trempé et la force de la peinture témoignent du tempérament ardent et combatif du serpent Liru.

Par Wanampi
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