Paons sur fond noir (cendre) par Sanjay Parhad
Ce type de motif se réalise à l'occasion des naissances.
Que rêver de mieux pour accueillir un nouveau né que le paon, qui amène la propsérité, et les dieux protecteurs soleil et lune ?
référence 49(le paon) et 52 (le double paon)
A VALENCE (26000), salle des clercs, découvrez l'art des ABORIGENES d'INDE (ou ADIVASI) :
60 peintures adivasis de différentes tailles seront exposées ainsi qu'une oeuvre magistrale de Jivya Soma Mashé , l'artiste dont la notoriété ne cesse de s'accroître.
Christian et Catherine Guillais, grands connaisseurs de l'Inde, dévoilent là une partie de la collection qu'ils ont constituée au cours des quarante années pendant lesquelles ils ont parcouru l'Inde, et en particulier le Maharashtra, territoire des Adivasi Warlis.
Ils seront présents sur l'exposition pour vous parler de cet art qui remonte à la
préhistoire, et qui a acquis, ces vingt dernières années, ses lettres de noblesse dans plusieurs expositions internationales dont la moindre ne fut pas celle de 2 010 au Musée Branly (Autres Maîtres de
L'Inde)
Salle des Clercs,
place de l'université,
Valence, 26000
du lundi 21 mai
au dimanche 28 mai 2012
ouvert tous les jours
de 10h à 19h
Ci-contre :
Rajou Balou Doumadha
Légénde du Ramayana
Ci-dessous à droite :
Rajou Doumadha - Le soir, un
e source, une sorcière
Ci-dessous à gauche :
Ci-dessous : Shantaram chinthya Tumbada -
Mariés à
cheval
Ci-dessous : Hareshvar Vanga - Dieu tricéphale dans un Chowk
EXPOSITION et CONFERENCE
sur la
PEINTURE CONTEMPORAINE ABORIGENE
D'AUSTRALIE ET D'INDE
Salle des Clercs
Place de l'Université
ouvert tous les jours de 10h à 19h
du lundi 21 au dimanche 28 mai
2012
Les oeuvres australiennes proviennent principalement des tribus du désert central.
Les oeuvres indiennes (Adivasi) proviennent de la tribu Warli dont le territoire se trouve au nord de Mumbai.
Sur place, Michèle ou Michel Panhelleux pour la peinture d'Australie, Christian et
Catherine Guillais pour l'art adivasi, seront présents pour informer sur ces formes artistiques et les cultures qui les soutiennent.
Une documentation sera consultable
Conférences ( Entrée libre) « SUR LES CHEMINS DU RÊVE ABORIGENE » sous forme de commentaire de toiles
La conférence sera donnée le jeudi 24 mai à 18h30 sur le lieu d'exposition,sous forme de commentaires de toiles, elle présentera les fondements de la pensée aborigène et leur traduction dans les
oeuvres : les mythes fondateurs, les esprits ancestraux, les itinéraires chantés, les esprits enfants, la primauté du spirituel sur le matériel, etc... et vous permettra d'apprécier pleinement
votre rencontre avec cette culture.
Durée : une heure + discussion
Entrée libre
Contact : Michel Panhelleux 0609306845
Ci-dessus à gauche : John Lewis Tjapangati, 137x31cms, N° 8016
à droire : Joylene reid Napanagka, 137x31cms, N°8018
ci-dessous : Walala Tjapaljarri, 91x76 N° 8019
Ci-dessous : Linda Siddick, 91x68 N°8026
Aralya de Damien et Yilpi Marks, 122x91, N° 8011,
Aralya,
un héros du Temps du Rêve, est fier de ses grandes qualités de chasseur. Malgré les mises en garde des faiseurs de pluie qui ont appelé l'eau du ciel, il refuse de renoncer à sa partie de
chasse.
Pressentant le danger, les femmes partent à sa recherche. Elles sont représentées dans le tableau par les formes en U, (milieu haut), à leur côté, leurs digging sticks (formes en I).
Avant leur départ, elles ont mis à l'abri les enfants dans une grotte ( formes en U dans un quadruple cercle en haut à gauche) et leur ont laissé de la nourriture. Elles ont fermé la grotte avec une rocher (le gros point noir).
Les femmes suivent les traces de pas du chasseur (ovales rouges, côté gauche). En chemin une violente grêle s'abat sur elles et elles trouvent refuge dans les grottes qui bordent la rivière ( frise de motifs blancs sur fond noir tout le long de la trace bleue).
Hélas lorsqu'elles retrouvent Aralya, il est étendu mort (arc de cercle, à gauche) massacré par la grêle (points blancs).
La toile raconte une histoire transmise sous forme de vers chantés. Les caractèristiques topographiques du lieu, ses ressources végétales et les lieux spirituellement importants en sont la résultante.
Ainsi le monde physique, la terre, n' est autre que la trace laissée par les créatures mythiques au cours de leurs aciviétés mouvementées dans le Temps du Rêve.
Une telle oeuvre, narrative, traditionnellement réalisée sur la sol avec des terres de couleurs ou sous forme de dessin de sable, a, dans le groupe, une valeur pédagogique.
Il s'agit d'une oeuvre commune de Damien et Yilpi Marks. Elle a pour thème un mythe appartenant à cette dernière, artiste Pitjantajrra d'Ernabella. Damien l'assiste pour le remplissage pointilliste. Lui-même, du groupe Warlpiri, possède des thèmes différents dont celui du "lazy boy", le garçon fainéant.
Damien et Yilpi peignent très souvent ensemble, le plus souvent dans cette palette vivement colorée.
Exposition de toiles aborigènes originales d’Australie et d’Inde
ESPACE GALERIE de VOYAGEURS DU MONDE
23 Chaussée de Charleroi, 1060 Bruxelles-St Gilles
Du Jeudi 19 au samedi 28 avril 2012
Horaires : 10h-12h / 14h-19h, ouvert tous les jours sauf dimanche
John Lewis 122x76, N° 8015
John Lewis Tjapangati, Points d'eau à Mina Mina
Thomas Tjapaljarri
Tingari ancestors
91x61cms, N°8022
ci-dessous : Dorothy Napangardi, 200x130, N° 7312
Dorothy Napangardi 200x120
Peuples très anciens, les aborigènes nous parlent de notre humanité originelle
dans un langage pictural remontant à la préhistoire.
Il en résulte des formes artistiques résolument contemporaines mais que la
charge spirituelle rend particulièrement saisissantes.
Nyurrapaya Bennett Nampijinpa
Damien et Yilpi Marks
Christine Yukenbari 61x61 N°8020
Christine Yukenbai, Wintjiti
Le motif initial est plus que discret et pourtant, autour de Witjinti, réserve d'eau permanente et lieu d' initiation des jeunes filles, des formes émergent de la juxtaposition et de la concentration des points de couleurs, évoquant le grand désert de sable et les nourritures qu'il prodigue.
Christine et Theresa sont originaires de Balgo, une commuauté qui se signale sur le plan artistique par une grande liberté d'interprétation.
Toutes deux appartiennent à de grandes familles de peintres
Christine née en 1971 a appris à peindre avec ses parents : Lucy Yukenbarri et Helicopter Tjungurrayi.
Theresa Nowee est une jeune artiste, née en 1977, de langage Kukatja. Elle n'est rien moins que la fille de Brandy Tjungurrayi et la nièce d'Elisabeth Nyumi. Elle peint depuis 1991 les
histoires de son père, centrées sur la région de Jupiter Well et celles de son propre site, près de Balgo.
Située à un carrefour linguistique, Balgo voit la cohabitation de six groupes aborigènes différents, fruit de l'histoire mouvementée de la colonisation.
Theresa Nowee, bush potoatoes 91x76 N° 8021
Le Rêve des sept soeurs est l'un des cycles mythiques les plus populaires d'Australie. L''histoire longue et mouvementée traverse tous le nord du continent, elle est jalonnée de nombreux sites qui gardent l'empreinte des soeurs Nalpjarri et de leur pousuivant, Nyirru.
Dans ses grandes lignes, le mythe est accessible à tous et, lorsqu'un Aborigène regarde le ciel il voit dans les constellatons, la marque laissée
par les ancêtr
es, hommes et femmes, créatures mi animales mi humaines, mâles ou femelles, qui vivent dans le temps du rêve.
Les sept soeurs, pour échapper à, l'ogre, leur père, qui les veut pour épouses, fuiront jusqu'à Uluru et là, usant de pratiques magiques, elles deviendront des étoiles de la constellation du taurus, que nous occidentaux, appelons les Pléiades. Quant à Nyirru, il deviendra Tjukurra, l'étoile du matin, autement dit Vénus, qui brille de l'autre côté du "fleuve nuit", la voie lactée.
Ainsi il ne rattrapera jamais les sept soeurs, rappelant aux humains l'interdit de l'inceste.
Comme Gabriella Possum, qui l'a popularisé, Wendy Nungurrayi Brown est une gardienne du rêve "Seven sisters"
Dorothy Napangardi, Mina Mina, 95x150, acrylique sur lin, Origine : Yuendumu,Territoire du nord, Australie
John Lewis Tjapangati, Tingari, 122x76 - acrylique sur lin - Origine : Yuendumu, territoire du Nord, Australie
L'exposition Dijon 2012, "Peintres des Origines" réunira des toiles aborigènes d'Australie (désert de l'ouest) et adivasi (Warlis) de l'Inde.
Christian Tiercin vous invite à cette découverte du 10 au 25 février prochain dans son espace galerie : 30 rue charrue à Dijon.
Deux conférences seront proposées sur le lieu d'exposition : les samedi 11 et 18 février à 17h. Elles se feront sous forme de commentaire d'oeuvres exposées. Ainsi pourrez-vous découvrir les liens étroits entre l'expression picturale et les grands concepts de la pensée aborigène.
Entrée libre mais réserver car nombre de places limité.
Infos et réservations :
Christian Tiercin :03 80 30 76 56 ou Michel Panhelleux : 06 09 30 68 45
Ramesh Hengadi, Ocre naturelle, farine de riz sur coton, 120x90, Origine : Dahanu, Maharashtra, Inde
Laxmi, la montagne sacrée. Sanjay Parhad, 59x43cms,N°24
Dung (bouse + argile et farine de riz+ colle) sur coton, origine : Maharashtra, Inde
L'harmonie et l'équilibre représentés dans ces peintures nous parlent de l'univers.
Danse Tarpa par Vadu Madhukar, 124x64, N°20
Chaque symbole a sa propre signification. Hommes et femmes qui dansent en spirale forment des lignes circulaires dans la peinture Warli
symbolisent le cercle de la vie.
Les arbres ont un caractère sacré, suggéré par leur haute taille par rapport aux hommes et aux bêtes. Il sont très présents dans les peinture et
leurs formes sont très variées et très travaillées. Parfois un arbre est le sujet central.
Ils s'accordent aux activités humaines: les jeunes arbres président aux danses de printemps, ils sont pleins de vitalité pour les rendez-vous
d'amoureux, pelin de puissance lorsqu'ils entourent les dieux...
Rien n'est statique, les arbres, les figures humaines, les oiseaux se répondent, créent des tensions et les résolvent.
L'art du peuple tribal symbolise l'harmonie de l'homme avec eux et avec la nature.
Il invoque les pouvoirs des Dieux.
Mythologie, Vadu Madhukar, acrylique sur toile, exposé à Lyon
Glory Ngale, Women's ceremony, 122x80,N° 7111 acrylique sur lin,La facture très soignée de cette toile, son pointillisme méthodique, témoignent d'une conception spirituelle de l'acte de peindre. Après avoir tracé le motif initial, sacré, rapidement et d'un trait sûr, qui ne se reprend pas tant la main le possède, et avoir ainsi rendu présent l'esprit ancestral qui l'habite, le peintre remplit l'espace de points, magnifie sa toile et donne à cet agir une valeur méditative
Le pointillisme a toujours été utilisé dans la manière de peindre des Aborigènes et les plus anciennes traces archéologiques, qui remontent à des dizaines de milliers d'années,sont quelques points gravés dans la pierre, retrouvés dans le nord de l'Australie.
Cependant, dans la peinture rituelle les points ne sont aussi systématiques que sur les toiles, ils servent plutôt à souligner ou à délimiter.
Le pointillisme propre à la peinture sur toile trouve son origine dans les débuts de mouvement contemporain des années 70. Dans le
camp de sédentarisation de Papunya où les peuples du désert ont été parqués pendant une vingtaine d'années, les Aborigènes, privés de leur territoires et de leur lieux sacrés acceptèrent sous
l'influence de quelques occidentaux bienveillants dont le plus connu est l'enseignant Geoffrey Bardon, de tracer leurs motifs sacrés (et secrets) sur des matériaux pérennes et transportables.
La chose ne leur était pas facile car ces représentations allaient leur échapper, voyager, être vues... Les premiers peintres se mirent à noyer leurs motifs dans les points pour les rendre
moins perceptibles. C'était une manière de flouter. Mais peu à peu, ils apprirent à ne montrer que la partie profane de leur « dreaming » et furent plus à l'aise.
Ils gardèrent cependant le pointillisme dont l'aspect hypnotique leur plaisait et qui correspondait à
leur conception vibratoire et holistique d'un monde où les êtres et les choses s'interpènètrent et s'influencent. Le remplissage pointilliste des toiles aborigènes nous dit que le monde est
UN.
La toile ci-dessus a fait partie de l'exposition présentée au musée François Pompon de saulieu (Côte d'or) en septembre et octobre 2009. Il sera présenté à DIJON du 10 au 25 février 2012
Ci dessous, vision pointilliste du lac Mina Mina par: Dorothy Napangardi, 137x97cm
N°7160,
Dd
Vous pouvez voir ces peintures lors des expositions que nous organisons dans différentes villes de France ou sur rendez-vous.
Contact : 0609306845 wanampi.mp@orange.fr
Partenaires :
Dijon : Espace Christian Tiercin, 30 rue charrue ; Lyon exposition permanente, l'Encadreur du Parc, 38 rue Tête d'or; Nice : Exposition permanente, Noor Arts, 2 rue Valperga, 0607937475; Strasbourg : Noor Arts, tel : 0607937475