Peinture contemporaine

Peinture aborigène d'Australie

Toutes nos peintures sont en vente, 
vous pouvez les voir lors des expositions que nous organisons dans différentes villes de France ou sur rendez-vous. 
Renseignements : 06 09 30 68 45 ou
wanampi.mp@orange.fr  

Garantie d'authenticité
les peintres aborigènes ne signant que rarement leurs oeuvres,   la plupart de nos toiles sont accompagnées d'un jeu de photos du peintre travaillant à sa toile à différentes étapes de son élaboration, ceci, évidemment, en plus du certificat d'authenticité. 


Prochaines expos :
Lyon : L'encadreur du Parc, 38 rue de la Tête d'or, du 24 septembre au 3 octobre 2009
Saulieu (21) : Musée François Pompon, septembre/octobre 2009

Strasbourg : Galerie Riff Art Project, 1b rue du puits, du 25 novembre au 13 décembre 2009
Nice : Galerie Princesse de Kiev, 1 rue Valperga, 23 novembre 2009
Dijon : Espace encadreur, rue charrue, du 11 au 21 mars 2010

Nos  partenaires
à  Nice :Galerie Princesse de Kiev, 1 rue Valperga (quatier Lépante)
à Dijon : Galerie l'Espace de l'Encadreur, 30 rue Charrue
à Strasbourg :Noor Arts, 99 route du Polygone 67000  : 06 07 93 74 75
à Lyon: L'Encadreur du Parc, 35 rue de la Tête d'or, 6ème  
Vendredi 13 novembre 2009


Si tous les Aborigènes, une fois initiés, tracent leurs motifs de façon rituelle et éphémère lors des nombreuses cérémonies qui rythment leur vie, tous n'ont pas vocation à transférer sur toile leurs « Rêves ».

On peut dire cependant que tous les Aborigènes par tradition ont un sens inné de la maitrise de l'espace, du plan et du dessin qu'ils utilisent au quotidien pour expliquer ou raconter des histoires sur le sable. Mais tous ne se saisissent pas de la toile et de l'acrylique, même si, dans chaque communauté (ou presque) il y a un Art Center où chacun peut venir peindre avec plus ou moins de talent.

En réalité l'apprentissage se fait en famille, par imitation. Les enfants apprennent en regardant leurs parents, leurs frères ou soeurs aînés ou leur conjoint, et parfois en les aidant dans le remplissage pointilliste, un peu comme, en occident, les apprentis aidaient les peintres confirmés dans les ateliers de jadis. Ainsi la peinture contemporaine aborigène est-elle d'abord familiale bien avant d'être ethnique, et presque dynastique.


Voici quelques exemples.


Thomas Tjapaljarri

 

 


Thomas Tjapaljarri est le frère de Walala, ils furent parmi les derniers à accepter la civilisation moderne en 1984, et firent partie du « groupe des 9 ». Parmi les peintres « jeunes », ils sont les plus protégés des influences occidentales.

 

 


Willy Tjungurrayi, aujourd'hui disparu, était le frère de George Tjungurrayi Hairbrush, tous deux font partie du groupe des fondateurs du mouvement contemporain.


 

                  Willy Tjungurrayi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Kenny Williams Tjampijinpa est le fils de la célèbre Naata Nungurrayi et le neveu de Nancy Nungurrayi. Son totem, le serpent Kunya est évoqué dans la peinture de cette dernière.














Kenny Williams Tjampijinpa



Moris Gibson Napannagka est le fils de Ningura Napurrula, l'une des plus populaire en France depuis que ses motifs ornent l'architecture du musée du quai Branly.


Morris Gibson Napanangka














La très talentueuse Dorothy Napangardi est fille du vieux Paddy Lewis qui ne s'est mis à peindre sur toile que passés ses 80 ans.


Dorithy Napangardi


Et tant d'autres...

Par Wanampi
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Jeudi 5 novembre 2009
   



Naata Nungurrayi,
très en forme




























A strasbourg et à Nice, se tiendront simultanement, à partir du 25 novembre 2009, 2 expositions importantes par la qualité des artistes présentés dont certains comptent parmi les fondateurs du mouvement contemporain, et également par le nombre, envitron 70 toiles sur chaque site, principalement du désert central (Papunya et Utopia) mais aussi quelques toiles du nord de l'Australie.
Des conférences seront associées à ces expositions.

Voici une liste non exhaustive des artistes présentés :


Bambatu Napangardi, Barney Campbell Tjakamarra, Betsy Lewis Napangati, Charlie Tjapangati, Debra Nangala Mc Donald, Dennis Tjakamarra, Dini Campbell, Dolly Mills Petyarre, Dorothy Napangardi, Edie Holmes, Esther Giles Nampijinpa, Gabriella Possum, Gloria Petyarre, George Tjungurrayi, George Ward, Johnny Warangkula, Kenny Williams , Kayi Kayi Nampijinpa, Kudditji Kngwarreye, Maisie campbell napaljarri, Mary Morton Kngwarreye, Morris Gibson, Naata Nungurrayi, Nathalie Purvis, Ningura Napurrula, Nyurrapaya Bennett Nampijinpa, Ronnie Tjampijinpa, Tjawina Porter nampijinpa, Thomas Tjapaljarri, Walala Tjapaljarri...

 

Pour toute information, n'hésitez pas à contacter :

Pour Strasbourg :

Gabrielle Fliegans, Noor Arts,  06 07 93 74 75 /  03 88 13 43 09

EXPOSITION « GARDIENS DE LA TERRE »
du mercredi 25 novembre au dimanche 13 décembre 2009
Galerie Riff Art Projects, 1b rue du puits (Prox. Église St Thomas)

 

Pour Nice :

Daniel Duhaubout, 04 93 80 42 07 / 06 85 07 46 47

PEINTURE ABORIGENES D'AUSTRALIE du 25 novembre 2009 au 15 janvier 2010

Galerie Princesse de Kiev, 1 rue valperga (quartier Lépante)

Ou laissez une message sur ce site
                                                    
          Mary Morton Knguarreye
   


































 Dolly Mills

Par Wanampi
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Jeudi 5 novembre 2009

Johnny est né en 1918 en territoire pintupi, à Ilpilli, le pays du Rêve kangourou. Enfant et adolescent, il menait la vie traditionnelle sans rien connaitre de l'existence du monde occidental. Plus tard il racontera avec animation sa première vision des Blancs sous la forme d'un avion que sa tribu et lui prirent pour un « mamu », un diable. C'était vers 1930 et l'avion faisait partie de l'expédition Lasseter. Un peu plus tard, du haut d'une colline ils virent des chameaux et leurs chameliers, les prirent à nouveau pour des « mamus » et en eurent grande frayeur.

En 1932, Johnny rencontra une autre expédition, l' « Adelaide university expedition » puis le Pasteur Albreicht, fondateur de la communauté luthérienne d'Hermanburg. Johnny goûta avec délice la farine et la mélasse et fut impressionné par l'abondance de nourriture et d'eau disponibles à Hermansburg.


 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  152x91 présenté à Nice  

 

152x91 présenté à Strasbourg

 

  Sa famille et lui se fixèrent à Hermansburg, poussés par l'avancée des éleveurs de bétail dans le désert. Johnny travailla à construire le terrain d'aviation. Dans les années qui suivirent, il accèda à l'âge d'homme à travers les différentes phases de l'initiation masculine. Puis il partit à Haasts Bluff pour travailler à un autre aérodrome et à construire des routes. Pour tout cela il ne reçut pendant des années aucun salaire mais seulement des rations alimentaires : farine, thé, tabac, sucre et légumes frais. Au milieu des années 50 il suivit la construction de la route vers le territoire Warlpiri :Mt Liebig, Yuendumu.

En 1954, il fut choisi en compagnie de Nosepeg Tjupurrula, autre figure légendaire du désert, pour rencontrer la reine Elisabeth en visite officielle dans le Queensland.

En 1971, Johnny travaillait à la briquerie de Papunya lorsque Geoffrey Bardon y fut nommé comme enseignant. Lorsque le mouvement de la peinture démarra, il fut l'un des premiers à participer et à bénéficier du meilleur matériel.

Le style de Johnny de cette époque est typique des fondateurs du mouvement, simplifiant l'iconographie et adoptant la vision artistique qui les fit connaître à travers le monde.

En 1978, une très grande toile intitulée « Tingari at Tjikarri » fut acquise par la collection Araluen d'Alice Springs et il devint au cours des années 80 une figure majeure du mouvement.

Après une interruption de 7 ans, il revint à la peinture en 96 soutenu par divers collectionneurs et développa un style expressionniste brut.

En 1997 une toile de ses débuts atteignit le prix de 200 000 dollars lors d'une vente aux enchères. A un journaliste qui déplorait que pas un centime de cet argent ne lui revienne, il répondit «  Save your pity for those who have no Dreaming » (Gardez votre pitié pour ceux qui n'ont pas le « Rêve »). En 2000 cette même toile fut revendue 440 000 dollars. Johnny déclara seulement qu'il était content d'être reconnu pour ce qu'il était et ce qu'il avait fait.

Il passa la dernière partie de sa vie à Papunya avec sa 2ème femme Gladys Napanangka et s'éteignit en 2001.

Par Wanampi
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Dimanche 1 novembre 2009
  A Uopia, cette région située à droite de la Stuart highway, au nord est d'Alice  Springs,  tout commença par le batik, amené par une enseignante qui l'avait elle-même découvert en Inde. Les femmes s'emparèrent de cette technique qui restituait sur la soie les motifs de leurs cérémonies awelye.





Batik d'Utopia (non disponible)


Quelques années plus tard, elle passèrent à la peinture acrylique sur toile qui avait la faveur des collectionneurs  et y excellèrent également. Aujourd'hui, on retrouve souvent dans les toiles d'Utopia, le chatoiement de la peinture sur soie... y compris chez les hommes, plus rares, dans la peinture d'Utopia, comme ci-dessous Kudditji, qui est le frère d'Emily Kame.

                                                        
 
 


Kudditji
Kngwarreye
"My country"




























                                                               
                                                              
          Peggy Purvis      
Par Wanampi
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Mardi 27 octobre 2009






























 
Gloria Petyarre, de langage et peuple Anmatyerre, est née vers 1945,dans le pays Atnangkere, en plein désert, au nord est d'Alice Springs. Elle a vécu à la manière traditionnelle avant de rejoindre un établissement sédentaire, Utopia, une immense ferme d'élevage.

En 1977, les Anmatyerres  obtiennent du tribunal d'Alice Springs un bail de 99 ans sur une vaste parcelle d'Utopia, et reconquièrent leur autonomie.. En 1977, les femmes de la communauté découvrent le batik. Elles se passionnent pour cette forme artistique qui restitue sur la soie leurs signes traditionnels. Le batik fournit à Utopia un revenu et une première reconnaissance. Gloria est une artiste de premier plan du batik.
Mais à cette époque à Papunya la peinture acrylique sur toile prend son essor et les artistes d'Utopia ne tardent pas à s'y essayer. Gloria peint les sujets traditionnels du « business women » d'Utopia, ensemble cérémoniel strictement féminin appelé Awalye centré sur une plante symbole de fertilité, le yam.


 

  

























Sous l'influence du batik qui l'a précédée, la peinture d'Utopia est marquée par une lègèreté, une large gamme de couleurs et une grande liberté de formes. Gloria se distingue en créant des effets d'optique et notamment la petite feuille de yam agencée de façon à faire ressentir toute l'énergie et la dynamique de cette plante symbole de la Femme.

Gloria a voyagé comme ambassadrice des femmes d'Utopia. Elle est présente dans les grandes collections d'art à travers le monde.




Par Wanampi
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Lundi 26 octobre 2009

A 50 ans, M aisie Campbell Napaljarri accède à une maturité qui donne élan à un talent déjà installé depuis une dizaine d'années. Elevée dans la tradition initiatique du désert, respectueuse de la « Loi » aborigène qui encadre les motifs peints, elle n'en a pas moins forgé un style très personnel, bien identifiable, ce qui est le signe des grands artistes. Ainsi une peinture très liée, mais qui respecte la dimension du sujet créateur, est en train de naître sous ses doigts. Jugez en plustôt par les toiles qui suivent: les 2 premières seront présentées dans nos prochaines expositions en France. La  3ème est une  oeuvre étonnante par la beauté, la fidélité au dreaming ...et aussi par la taille. Elle parle de toute l'histoire de Pancopedi. A peine sèche, elle a été acquise par un grand hôtel de Sydney.


 


Voici quelques clés pour entrer dans le processus créatif typique de l'artiste aborigène, sans toutefois dévoiler des secrets auxquels je n'ai d'ailleurs nullement accès.

Pancopedi est un lieu, un superbe site rocheux aride et d'un rouge incroyable qui se touve quelque part sur la frontière entre le Territoire du nord et l'Australie de l'ouest. Au creux d'une faille à flanc de ces collines rocheuses que les Aborigènes nomment « puli », se trouvent 2 petites lacs en cascade d'eau limpide. En surplomb, une petite grotte porte sur ses parois, des images de serpents.


Là sommeille l'esprit du serpent Liru et de son peuple guerrier ancestral. En buvant cette eau, la mère de Maisie, enceinte, a absorbé l'esprit de Liru.

Aussi l'identité de Maisie est-elle intimement liée au site et c'est pourquoi elle le peint, évoquant son aspect physique ou sa création, narrée par les vers chantés qui structurent les cérémonies.

 

 


On sait par l'anthropologue Charles Mountford que l'aventure se déroule sur un itinéraire allant du nord-est (Uluru / Ayers Rocks) vers le sud-ouest (traversant les frontières de l'Australie du sud puis de l'ouest, après être passé par les Kata tjuta (les monts Olgas) puis les Monts Ranges. Sur leur chemin, les anciens de la tribu de Liru ont exterminé le peuple Kunya (le serpent Python pacifique) tandis que les jeunes ont mené des raids contre le peuple Wanambi (ou Wanampi... encore un serpent!). Pancopedi est une étape suivante sur un itinéraire jalonné d'attaques meurtrières comme les affectionne le redoutable peuple Liru. Nous n'en connaissons pas les détails qui font partie de la connaissance secrète des initiés mais bien sûr, comme partout en Australie, le paysage est né de ces évènements mythiques, formé des corps ou de parties des corps pétrifiés des héros. 

Pancopedi se trouve en territoire Naatatatjarra/Pintupi, ces deux tribus très proches par le langage et les mythes se reconnaissent dans les itinéraires qui relient les points d'eau temporaires ou permanents de la région. De nombreuses personnes, comme Maisie, vivent avec cette même identité spirituelle. C'est le cas de Nyurrapaya Nampijinpa, alias Mrs Bennett, que je ne présente plus ici, dont le caractère bien trempé et la force de la peinture témoignent du tempérament ardent et combatif du serpent Liru.

Par Wanampi
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Vendredi 16 octobre 2009


Gabriella, fille du très célèbre Clifford Possum, est l'une des artistes aborigènes  les plus talentueuse de la nouvelle génération.
Le Rêve "Seven sisters", qui traverse toute l'Australie, a été maintes fois peint par les artistes abirigènes,  Gabriella en donne une interprétation particulièrement séduisante.




Par Wanampi
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Samedi 10 octobre 2009
Ronnie Tjampijinpa


George Tjungurrayi (Hairbrush)              


  La peinture des hommes du désert, dans un large proportion, se réfère aux histoires Tingari. Le Tingari est un cycle mythique de très grande importance dans le désert de l’ouest. Il relate les péripéties de héros voyageurs, hommes, femmes et novices, ancêtres créateurs du paysage, initiateurs de cérémonies et inventeurs de la Loi qui régit, aujourd’hui encore, les sociétés indigènes d’Australie.

Ces histoires, secrètes entre toutes, sont révélées aux jeunes hommes en toute fin du cycle initiatique. Celui-ci se déroule par tranches à partir de 10 ou 12 ans et se poursuit jusqu’à l’age d’homme. Il est particulièrement éprouvant pour le garçon. C’est un aller-retour symbolique par le monde des Esprits. L’isolement, le sang, la peur, les pratiques extrêmement douloureuses comme la scarification ou la subincision, en font partie. C’est pourquoi les mythes Tingari sont frappés du secret absolu et la peinture qui s’y réfère est généralement sans commentaire de la part du peintre.

Revenu de ce détour dans l’au-delà, l’homme pleinement initié  aura appris quel esprit ancestral l’anime et donne sens à son existence, il saura endiguer ses pulsions pour que la vie en société soit possible, il aura reçu, sous forme de vers chantés, l’épisode du mythe lié au segment de territoire qu’il lui incombe de célébrer, son corps aura été peint des motifs afférents, ceux-là me^me qu’il pourra décliner sur la toile s’il devient artiste.

Il pourra aussi participer aux très secrètes cérémonies masculines de fécondité et ainsi assumer sa part symbolique de paternité au sein de son clan.


Thomas Tjapaljarri

 

Barney Campbell


 

Charlie Tjapangati

 

 

Par Wanampi
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Jeudi 1 octobre 2009
Devant le succès de l'exposition de la galerie l'Encadreur du Parc, une vingtaine de toiles sont encore visibles au 38 rue Tete d or, 6eme arr., et ce jusqu a la mi novembre 2009
Par Wanampi
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Lundi 21 septembre 2009

 

Churinga est le nom donné par les Aborigènes a certains objets sacrés et extrêmement secrets, porteurs, recto verso, des motifs claniques. Ce sont des objets gravés, de formes variées, plates, arrondies ou ovales, en bois ou en pierre. Leur importance est considérable dans les cérémonies telles que l'initiation des jeunes hommes.

Objet mystèrieux entre tous, le churinga est véritablement une matérialisation de l'esprit ancestral. A ce titre il est considéré comme dangereux. Le voir et le manipuler est réservé aux hommes pleinement initiés des clans dont le rôle est le dialogue avec le Tjukurpa, l'espace temps sacré, celui d'avant la naissance et d'après la mort, que nous nommons "Temps du Rêve".

Si ces images proviennent du Temps du Rêve, comment surgissent-elles dans la pierre ou le bois ?

Selon les Aborigènes, un churinga est produit spontanément lorsque l'esprit ancestral vient s'incarner dans le corps d'un l'enfant à naître, c'est à dire lorsque la future mère ressent les premières manifestations de sa grossesse. L'objet n'est pas immédiatement accessible, il s'agira, pour le père, aidé des aînés de sa famille de le rechercher. Les indications fournies par la mère, notamment le lieu où elle a ressenti sa grossesse pour la première fois, perm

ettront d'identifier l'esprit ancestral et guideront les recherches.

On peut supposer qu'un grand-père connaissant l'emplacement d'un churinga ayant appartenu à une personne décédée, aidera à dénicher l'objet.

Parfois le churinga est trouvé, parfois non. Dans ce dernier cas, les hommes en fabriquent un nouveau qu'ils gravent des motifs claniques de l'enfant, c'est à dire les motifs attachés à son esprit ancestral (par exemple opossum, grenouille, kangourou ou autre... )

Quoi qu'il en soit, chaque Aborigène possède son churinga caché dans quelque grotte ou anfractuosité et que l'on ne sort que pour les cérémonies importantes. Les churingas des femmes sont gérés par les hommes initiés, elles en connaissent l'existence mais ne les voient pas. Les motifs leurs sont communiqués sous forme de peintures de corps ou de sol, lors de leur initiation.



 

 


Les toiles sont souvent la reprise pure et simple d'une face du churinga, ici par Kenny Williams Tjampijinpa
Kunya Kutj
ara (Deux serpents) 152x91 acrylique sur lin


Cette toile fera partie de l'exposition de Lyon, du du 24 septembre au 3 octobre 2009, Atelier L'Encadreurdu parc, 38 rue tête d'or .

Par Wanampi
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