Walala Tjapaljarri, du groupe des 9

Publié le par Wanampi



       Ces toiles seront présentes dans les expos de Novembre 2009












 















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Tingari   VENDU
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Walala était un adolescent lorsque son clan, le tout dernier (officiellement) à avoir mené la vie nomade de chasseurs-cueilleurs, a dû cesser de parcourir le grand désert Gibson que les Pintupis habitaient depuis 50 000 ans. C'était en 1984, autant dire hier.

A partir des années 60 les Pintupis furent chassés du paradis, la politique d'assimilation entreprise par les pouvoirs publics australiens travaillait à regrouper les tribus du désert et à les sédentariser.

Il est vrai que le paradis n'était plus ce qu'il était, la vie y était difficile car cette terre, qui les avait nourris pendant des millénaires, était devenue inhospitalière depuis que des animaux venus d'ailleurs : bovins, ovins, lapins, chevaux, chameaux... amenés par les éleveurs, déséquilibraient le fragile milieu désertique et polluaient les points d'eau. Les tribus decimées par une vie devenue trop dure, des maladies nouvelles, parfois chassées voire tuées par les éleveurs, erraient affamées. Sans doute était-ce sauver la vie de ces derniers nomades que de les amener à rejoindre leurs frères et cousins sédentarisés.

Le goupe des 9 eut une certaine chance, contrairement aux personnes déplacées dans les années 60 et 70 qui étaient regroupées loin de leur terre, il put résider sur le territoire ancestral que les Pintupis avaient obtenu de récupérer 3 ans plus tôt dans le cadre du Droit à la terre. Le goupe de Walala retrouva des parents qu'il n'avait pas vu depuis 25 ans.

Walala Tjapaljarri grandit donc à Kiwirrkura ainsi que ses 3 soeurs Yalti, Tjakaria and Yukultji et un frère, Thomas. Là, une renaissance de la spiritualité aborigène donnait lieu à une intense activité artistique. Walala côtoya Warlinpirrnga Tjapaljarri, à qui il était lié par son "nom de peau". Sous son influence il commença lui-même à peindre en 1987, tout comme son frère Thomas Tjapaljarri.

Dans un style énergique et hardiment graphique, il reprend les motifs des "Rêves" Tingari qui ont trait aux évènements survenus pendant le "Temps du Rêve" sur un itinéraire jalonné par les sites Marruwa, Kakarrara,Wilurrara. Comme tous les Rêves Tingari, ses histoires sont de l'ordre d'une connaissance sacrée dévoilée aux seuls initiés.

Walala vit aujourd'hui à Alice Spring avec son épouse. 
L'une de ses toiles est exposée au Musée d'Art Moderne et Contemporain (MAMAC) de Nice actuellement et jusqu'au 10 février 2008.

Publié dans ART D'AUSTRALIE

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andre marissal 28/12/2007 11:22

j'aime  vos couleur et cette continuité dans la variétée de votre travail