A Nancy en avril !

Publié le par Wanampi

Salt Lakes de Alice Granites Napanangka, art aborigène, Nancy, exposition, Avril 2026
Salt Lakes de Alice Granites Napanangka

Salt Lakes fera partie de l'exposition de peintures aborigènes à Villers-lès-Nancy, 11 rue de Laxou, du 13 au 25 avril 2026

Pour rappel : Grand hall, Domaine de l’Asnée, à Villers-lès Nancy - Exposition d’œuvres aborigènes d’Australie et Navajo d’Arizona. Ouvert tous les jours à toute heure. Informations : 0679362050

Chers lecteurs de ce blogs, abonnés ou visiteurs occasionnels, une fois encore, je vous demande de faire voyager cette information parmi vos amis Lorrains. Un grand merci !

L'oeuvre ci-dessus s’inscrit dans le courant de l’art aborigène contemporain, qui transpose sur toile des récits liés au territoire et au Temps du Rêve et les visions qui viennent à l’artiste à l’évocation de ces récits.

Ici, Alice déploie un langage visuel spécifique, fondé sur des lignes ondulantes, des réseaux de points très denses, des représentations abstraites du pays des lacs salés, où se croisent des pistes ancestrales, chemins du Dreaming.

La composition est entièrement construite à partir de lignes de points blancs, parfois ponctuées de touches rouges et bleues, sur un fond sombre. Ces lignes se croisent et se superposent, créent un effet de mouvement continu, évoquant des flux naturels. L’absence de perspective occidentale donne une vision vue d’en haut, typique de l’art aborigène.

Les formes ondulantes représentent des lacs salés, visuellement les traces de sel lors de l’évaporation. De multiples couleurs y apparaissent alors. Ce sont des éléments essentiels du paysage désertique australien. Ces lacs, le plus souvent asséchés, sont des lieux chargés de mémoire ancestrale, liés aux déplacements des ancêtres durant le Temps du Rêve.

Les lignes peuvent donc aussi être interprétées comme : des chemins de déplacement, des courants souterrains, ou des traces laissées par les ancêtres sur le territoire mais aussi des forces telluriques.

Salt Lakes exprime la relation profonde entre la terre et la culture aborigène. Le paysage n’est pas seulement un décor, mais un être vivant, porteur d’histoires et de lois spirituelles. Le rythme répétitif et le pointillisme soigné crée une sensation presque méditative, invitant le spectateur à ressentir le temps long et la continuité entre passé, présent et futur. Elle montre que, même dans les espaces apparemment vides, le pays est plein de sens et de vie.

Mina Mina dreaming de Alice Granites Napanangka, art aborigène, Nancy, exposition, Avril 2026
Alice Granites Napanangka devant Mina Mina dreaming

 

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